Dis-moi dix mots “  est une opération nationale pilotée par le ministère de la Culture et de la Communication (délégation générale à la langue française et aux langues de France). Son objectif est de sensibiliser le grand public de façon ludique aux enjeux de la langue dans les différents secteurs de la société civile. Sur une période élargie d’octobre à mai, elle invite le public à célébrer notre langue, outil par excellence du lien social, de l’expression personnelle et de l’accès à la citoyenneté et à la culture.

Chaque année, dix mots sont choisis pour permettre de libérer l’imaginaire de ceux qui s’en emparent afin qu’ils s’expriment sur tous les modes : dix mots à dire, à écrire, à représenter, dix mots pour jouer, pour chanter, pour découvrir. Ils sont l’occasion d’illustrer combien la langue est riche d’innovation, de poésie, d’inventivité.

En 2009-2010 seront mis à l’honneur dix mots « dans tous les sens » : « baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante, zapper ».

J’avais participé à cette opération l’année dernière et je compte, cette année, dans le cadre des activités de la bibliothèque de mon village, organiser une manifestation étendue au niveau de la population et en particulier des enfants.

Peut-être éprouverez-vous, vous aussi le désir de participer, soit personnellement, soit à travers votre blog, soit encore en regroupant vos textes. Il y a mille façon de s’exprimer ! Je pourrais également publier vos textes au fur et à mesure de leur écriture.

 

Ci-dessous le texte que j’avais écrit l’année dernière :

Contrainte : construire un texte incluant ces dix mots :
<< ailleurs, capteur, clair de terre, clic, compatible, désirer,génome, pérenne, transformer, vision >>

<<Un génome. Il fallait bien que cela arrive. Mon génome a été découvert. Tout ce que je pouvais encore conserver secrètement en moi, au plus profond de moi, est maintenant susceptible d’être exploré. Un peu comme si mon journal intime ne l’était plus et qu’il suffise d’une microscopique particule de moi-même pour pénétrer mon âme. Ne sent-on pas dans la musicalité de ce mot une connotation d’appropriation ? Une légère perception d’une utilisation à des fins inavouables ?

Allez ! Soyons sérieux ! Pas de paranoïa !

Et là, je décroche, et d’un clic, je m’éclipse. Un déclic  me dit qu’il vaut mieux que je m’éloigne de ce monde mystérieux, qui une fois de plus, va m’entraîner dans une recherche métaphysique dont je ne sortirai pas vainqueur. Vous devez trouver que je cyclique,  je ne suis pas loin de là monocyclique et je n’ai pas besoin d’un cric pour aller voir ailleurs si j’y suis.

Un ailleurs d’où l’on pourra, en toute innocence et toute quiétude et sans frémir, admirer un magnifique clair de terre, sans se laisser influencer par une nouvelle lune toujours prête à bouleverser la tête des faibles humains que nous sommes. Ailleurs, autre part, loin. Symbole d’espérance, de découvertes ! L’ailleurs, l’ailleurs de soi, de l’autre. L’ailleurs du corps, des formes ! Un ailleurs capteur d’envolées auxquelles aspire chacun d’entre nous. Un ailleurs capteur de soleil brûlant sans compter, sans économie. Mais un ailleurs capteur d’existences rêvées, imaginées, d’existences inimaginables sans folies. En fait, un capteur détecteur de mondes lointains, inaccessibles et pourtant  but de celui qui ne se résigne jamais et cherche inlassablement ce qu’il ne connaît pas, ne connaîtra peut-être jamais. Le but de celui qui ne peut vivre sans la vision permanente, lancinante d’un ciel enfin ouvert, vivant, dans lequel l’homme pourra évoluer sans contrainte.

Une vision pérenne. Voilà la difficulté. Il en fallait bien une !
La pérennité. La durabilité. Rendre les choses perdurables. N’y a –t-il pas là une affreuse contradiction avec cette recherche permanente de l’homme dans sa connaissance.

Alors que tout bouge, que rien n’est immobile, qu’il suffit d’un rien pour tout transformer en un instant en cataclysme ! Non ! Il faut rejeter tout ce qui est pérenne ! Tant pis ! Mieux vaut être en perpétuel mouvement que de se complaire dans la pérennité !

Et puisqu’il me faut désirer. Curieuse cette expression «  puisqu’il me faut désirer «  personne ne m’oblige à désirer et pourtant, désirer n’est-il pas un des moteurs de la vie. Le désir ! Je te désire ! Si vous désirez, je peux …… mon désir est aveugle !

Extrait de «  Désirs «  de >Maupassant :

<< J’adorerais surtout les rencontres des rues,
Ces ardeurs de la chair que déchaîne un regard,
Les conquêtes d’une heure aussitôt disparues,
Les baisers échangés au seul gré du hasard. >>

Mais, finalement, fi ! De tous ces états d’âmes. Fi ! De ces gamberges ! Tout est beaucoup plus simple, il suffit d’avoir conscience que tout est compatible. Enfin, je crois…. >>

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