Dès qu’ il sent sa présence. Dès que leur corps se rapprochent. Dès que leur regard se croisent. Chacun imagine la souffrance de l’ autre.

Dès qu’ ils sont seuls. Dès qu’ ils pourraient dire les mots. Dès qu’ ils pourraient se toucher. Chacun imagine les conséquences.

Dès qu’ ils se séparent. Dès qu’ ils ne peuvent plus s’ apercevoir. Dès qu’ ils sont seuls. Chacun imagine la solitude de l’ autre.

Dès que le désir insiste. Dès que l’ image de l’ autre devient charnelle. Dès que la fièvre s’ empare des corps. Chacun imagine l’ abandon.

Ils doivent nier l’ attirance. Ils doivent se conformer aux liens conventionnels.

Permettre aux corps de se retrouver provoquerait un séisme qu’ ils ne sauraient endiguer.

Il regarde ses mains, sa peau…

Elle le regarde quand il ne la voit pas…

Il voudrait la serrer…

Elle voudrait qu’ il lui tende la main…

Il ferme les yeux…

Elle frissonne…

Autour d’ eux, les voix résonnent. La vie se déroule.

Ils retiennent le temps. 

Elle se marie aujourd’hui…avec son fils….

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Une réponse "

  1. MBBS dit :

    Oserais-je dire que c’est ma première visite mais pas la dernière?
    Beaucoup de sensibilité dans et à travers vos textes, j’en suis touchée.

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