Prétendre que la volonté de remboursement de la dette publique n’est pas une priorité et que celui-ci serait la cause de la dégradation des services publiques relève d’un raisonnement simpliste. Je ne suis pas un spécialiste de l’économie, loin de là, mais je suis tout de même capable de comprendre en ramenant ce problème à un niveau particulier que plus je cumule de dettes et plus je m’appauvris et non le contraire, car il faudra bien que je rembourse cet argent plus les intérêts. D’où la nécessité de maîtriser cette dette à un niveau supportable par mes revenus.  Mais emprunter pour uniquement rembourser les intérêts de la dette, et c’est ce qui se passe pour la France et pour d’autres pays d’ailleurs est contreproductif et à termes met en péril ces services publiques. La France est dans cette situation et il est urgent de réduire cette dette. Le gouvernement tente de s’atteler à cette tâche , malgré les difficultés techniques ou politiques. Il doit trouver des compromis qu’il est facile de critiquer, en faisant de la démagogie. La dette laissée aux générations futures est bien réelle et n’a rien de commun avec celle que dont nous avons hérité.

Faire de l’humour ou de la dérision avec un sujet aussi grave est dans l’air du temps comme s’il suffisait de cacher un malaise par un sourire. C’est faire du  » Besancenot  » lequel, à chacun de ses passages télé, en quelques minutes a tout résolu.

Curieuse réaction que celle qui consiste à justifier une telle situation pour la préservation d’avantages ou d’habitudes. 

« La succession des déficits favorise l’apparition de nouveaux déficits. En effet, en gonflant la dette, elle provoque un effet « boule de neige ». La dette des administrations publiques s’accroît ainsi selon un processus auto-entretenu, la charge d’intérêt qu’elle produit conduisant à augmenter le déficit et donc à accroître encore l’endettement de l’État, et la charge des intérêts »

  » À cet instant, la dette publique française est de 1297605636980 € (estimation basée sur les chiffres des dernières années)

Et non, ce n’est malheureusement pas un gag. C’est bien une dette de plus de 1000 milliards d’euros que la France, à l’instar de beaucoup d’autres pays, a accumulé au cours des années. Ce chiffre est tellement hallucinant qu’il faut le comparer à d’autres pour en prendre la mesure:

De nos jours, les experts de tous bords préfèrent le comparer au PIB, le produit intérieur brut: Fin 2004, la dette publique était l’équivalent de 2/3 des ressources produites en France (Non, il n’y a toujours pas de coquille dans ce document). Si on regarde les valeurs brutes, sans en déduire les augmentations du PIB, c’est pire. La dette représente aujourd’hui 4 fois le budget annuel de l’état!

Chaque année, la dette coûte environ 50 milliards d’euros: C’est l’équivalent de 20% du budget de l’état, soit 89% de l’impôt sur le revenu ou encore 140% de l’impôt sur les sociétés qui sert à payer les intérêts de la dette nationale. Pas la dette, hein! Juste les intérêts. Malgré les avertissements répétés de Bruxelles, et des taux d’intérêts qui ont rarement été aussi bas, les choses empirent chaque année. Mais selon la formule consacrée, jusque là, tout va bien…

Si on ramène ce chiffre à la population française, à la naissance, un petit français doit donc déjà 18 000 € à différents « investisseurs »! Ça commence mal pour lui, mais on ne va pas lui confisquer sa tétine… enfin, pour le moment… Après tout, je m’en fous, j’ai pas de mômes. Ça m’est égal que les futures générations passent leurs vies à rembourser les délires de leurs ancêtres. J’espère que vous aussi, vous en profitez bien, hein! Par ce que ça serait quand même assez comique de leur imposer ça pour des prunes.

Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d’euros, alors que nous avons néanmoins payé 1147 milliards d’euros d’intérêts . « 

 

http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm

 

Intérêts

 » Si nous n’avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d’euros sur les marchés monétaires, c’est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229,15 milliards d’euros début 1980 serait inexistante aujourd’hui.
Car c’est 1176 milliards d’euros d’intérêts que nous avons payé en 27 ans (et nous continuons à raison de près 120 millions d’euros par jour, oui, par jour) aux déjà plus riches, qui d’ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt.. Mais cette monnaie qu’ils nous prêtent, elle est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées … monnaie évidemment payante bien que créée « ex nihilo », à partir d’une simple ligne d’écriture.

 

Et ces 43 milliards par an sont l’équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 portes-avions « Charles de Gaulle », ou de 40 000 belles villas sur la Côte d’Azur, ou de l’isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 4 270 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) à 2 380 000 personnes , de trois fois et demi le « trou » de la Sécurité Sociale …

Mais vous pouvez trouver d’autres exemples!  « 

 

 » Depuis 1973 la France s’est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement ( salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc..) mais s’est obligée à emprunter sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents), ce qui a pour conséquence, comme nous l’avons vu plus haut, qu’au fil des années la dette s’alourdit d’un montant sensiblement égal au « déficit », qu’il faut couvrir par l’emprunt, c’est-à-dire par l’émission d’obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc). « 

 Ps : je ne souhaite aucune polémique, il ne s’agit là que mon opinion et vous avez parfaitement le droit d’être en désaccord. Cordialement.

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  1. Fanette dit :

    je lance un débat toute ma semaine à ce sujet. je trouve que le gouvernement actuel s’y prend mal et va appauvrir toute une population déjà souffrante de maux irrémédiables. Quelles réformes verrais tu pour faire des économies plus importantes pour renflouer cette dette ? Débat démocratique assuré !

  2. jacques dit :

    Une première réforme consiterait déjà à ne pas envoyer de renforts en Afghanistan.
    Ce qui, en plus, correspondrait aux engagements pris par NS durant la campagne électorale.
    Idem pour la réintégration au commandement militaire intégré de l’Otan.

    jf.

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