La critique fait partie de notre quotidien. Nous sommes sommes à chaque instant amené à émettre un avis, une critique sur tel ou tel fait ou événement qu’ il soit important ou pas. Ces critiques se confondent avec la personnalité de celui ou celle qui les émet et participent souvent à la qualité des rapports que l’ on peut créer.

Ce n’ est pourtant pas la condition d’ une relation et il arrive que l’ on  s’ entende très bien avec une personnes aux opinions ou avis totalement opposés. C’ est à la fois une question d’ éducation et de respect de l’ autre.

Cependant, il arrive qu’ une critique que l’ on ne partage pas fasse mal ou échappe à notre compréhension et force alors à s ‘interroger. Cette différence est-elle surmontable ou n’ entame-t-elle pas un capital de complicité forgé au fil des jours ?

Ma réflexion, à priori peut sembler de peu d’ importance, elle concerne un livre que j’ ai beaucoup aimé. Un livre qui m’ a ému. Un livre dont j’ apprécie l’ auteur, une personne simple, à l’ intelligence aiguë et dont le partage avec les lecteurs doit être une préoccupation importante pour elle.

Je ne citerai pas le livre, je ne veux pas entrer dans une polémique, je ne citerai donc pas non plus où j’ ai lu cette critique, mais ce que j’ ai lu m’ a profondément choqué par sa violence. La littérature, comme la peinture, comme l’ art en général est régi par une perception différente selon les individus et celui qui adhère doit pouvoir côtoyer celui qui n’ adhère pas.

Mais dire :  » J’ ai jeté ce livre par la fenêtre  » me semble relevé de la plus totale intolérance. Rien que le fait de  » jeter  » un livre me paraît choquant.

Pourquoi ne pas donner son avis sur ce livre en disant que l’ on a pas aimé, que l’ on n’ est pas entré dedans. Tout le monde s’ est trouvé devant ce cas de figure.

Mais ce qui m’ interpelle c’ est que ce livre est en tête des ventes depuis plus d’ un an et je me demande si dans cette critique excessive n’ apparaît pas le syndrome bien français qui consiste à rejeter tout ce qui a du succès. Si l’ on rajoute à cela une bonne dose de doctrine politique, le pas est vite franchi d ‘imprégner la trame du livre de ses propres tendances et le tour est joué.Les français n’ aiment pas ceux qui réussissent, ceux qui gagnent. On aime Poulidor, mais pas Anquetil.

Bien loin de moi de penser que le succès vaut qualité, mais dans ce cas précis, il y a le succès et la qualité.

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  1. Sybil and Sally

    Blog4Burma : Free Nay Phone Latt ; une autre suite au sujet du blogueur arrêté, avec d’autres sources comme : Give Nay Phone Latt Back.
    Liesl Ujvary : Poetry Plants ; pour la vidéo, même en vo, où certaines images nous rappellent que tout…

  2. patriarch dit :

    Je regarde parfois,sur la 3, la critique cinematographique, bien que je ne sois pas cinéphile. Je suis toujours exaspéré par celle d’un certain Hernandez(je crois) qui est toujours extrême dans ces propos, parfois même vulgaire.
    Mais c’est ainsi, et lorsque qu’on regarde parfois le comportement de nos parlementaires sur leur « lieu de travail » nous sommes aussi servis !!

    Bonne semaine.

  3. christie dit :

    on dirait les autodafé du moyen âge, on ne brûle plus , on jette !

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