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Pourquoi le souvenir de mon père tressant des paniers m’est revenu aujourd’hui ? Je ne saurais le dire.

Quel est le cheminement des souvenirs pour surgir à la surface et émerger amenant ainsi un retour sur des années empreintes d’une certaine nostalgie.

Mon village natal se nomme Saulxures/sur/Moselotte, le genre de village dont l’étranger se dit furtivement qu’il faut y être né pour habiter dans cet endroit. Effectivement, c’est un village sans particularité sauf peut-être d’être jumelé avec Hamoir-sur-Ourthe, un village belge, c’est dire !

Mais c’était le village de mon école, du catéchisme, des copains, de mon premier emploi, alors pour cela il reste pour moi un village particulier.  

La Moselotte est une rivière de Lorraine née dans le massif des Vosges à la fontaine de la Duchesse, près du Hohneck qui se jette dans la Moselle à Remiremont. 

Sur les berges de la Moselotte, très poissonneuse, du moins à mon époque, on trouvait beaucoup de saules qui constituaient la matière pour fabriquer des paniers de toutes sortes. Nombreux étaient ceux qui pratiquaient ce que maintenant on appelle de l’art mais qui à l’époque était tout à fait commun et mon père était de ceux-là.Il faut dire que c’était un touche-à-tout qui se lançait dans des aventures qu’il ne maîtrisait pas toujours, mais c’est une autre histoire. 

Régulièrement donc, il consacrait une journée à la fabrication de paniers qu’il réussissait à vendre autour de lui. Ce jour là, la cuisine, car dans notre milieu tout se passait dans la cuisine, débordait d’une activité inhabituelle, une sorte d’excitation régnait d’autant plus que la pièce se trouvait surchauffée par la vapeur qui s’échappait de la grosse lessiveuse dans laquelle mon père faisait » cuire » l’osier afin que celui-ci se prête  à l’épluchage. 

Je n’ai plus les détails techniques en tête, il est dommage que je n’aie pas su les conserver, mais ce qui me reste c’est l’ambiance fraternelle de ces jours là. Tous les enfants et ils étaient nombreux participaient à cet épluchage.Après un certain de cuisson l’écorce de ces roseaux se détachait facilement pour laisser apparaître le bois nu rendu souple par la chaleur et par sa transformation. 

Je ne peux pas également oublier cette odeur légèrement sucrée qui embaumait toute la pièce. Cette tâche enchantait chacun d’entre nous. Nous participions à l’élaboration de paniers que l’on pourrait retrouver au bras de telle ou telle ménagère ! 

Puis venait le temps du tressage où le savoir de mon père prenait toute son importance. Il fallait également s’écarter et ne pas gêner l’artiste mais aussi éviter de s’éborgner avec les différents roseaux qui partaient dans tous les sens afin de se prêter au tressage. 

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  1. Je vais peut-être ralentir un peu ?

    Vietnam : la censure de l’internet s’appesantit ; recommandé par Annie qui en fait les frais, merci ! Cette annonce pourrait presque se trouver dans une rubrique Blog4Burma …
    Dans Nuit et brouillard de l’esprit, Daniel revient su…

  2. patriarch dit :

    Nous serions donc aussi voisins de naissance puisque je suis meusien.(Verdun). Les veillées du temps passé étaient formidables. Et les conteurs foisonnaient, maintenant,ils se font rares puisque ces coutumes se perdent.

    Ciao!

    PS: arrêtes tu l’autre blog ? Si oui, je l’enlève des liens.

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