A ma connaissance les fondements d’une société sont basés sur l’ordre et le respect, à l’image de la famille, à l’image de l’école, à l’image de l’entreprise.

La famille telle que je la conçois et malgré les évolutions que celle-ci a connu au cours des dernières années repose sur l’acceptation d’un respect mutuel des enfants envers les parents et inversement. Dans le cas contraire et c’est malheureusement souvent le cas on aboutit à la désagrégation de la famille ou à la dérive des enfants.

L’école encore une fois telle que je la conçois repose aussi sur l’acceptation de la règle du respect de l’élève envers l’enseignant et inversement. En plus de la famille l’école a la difficile tâche de donner à l’élève les bases de son insertion dans sa future vie professionnelle. Si ce n’est pas le cas l’élève se trouve sans repères, se dévalorise et devient rebelle à toute forme d’intégration. Il perd confiance en l’adulte.

L’entreprise telle que je la conçois, bien que j’y mette une grosse part d’utopie, ne peut fonctionner sans respect mutuel entre le dirigeant et l’employé. Dans de nombreuses entreprises privées ce climat existe. Les salariés et les dirigeants sont conscients de leur complémentarité.

Dans les entreprises publiques on doit constater que les rapports sont la plupart du temps conflictuels. Les méandres hiérarchiques font qu’il y règne un climat de défiance permanent supprimant ainsi tout esprit d’initiative.

L’homme a pourtant besoin, pour s’épanouir au niveau de l’entreprise, de ce lien qu’est l’initiative qui lui permet de comprendre son activité. Mais ce travail demande des efforts de chaque partie et malheureusement on peut constater que ce n’est pas le cas. Chaque catégorie est livrée à elle-même, c’est ainsi que l’on aboutit à des situations comme celles d’aujourd’hui. C‘est du chacun pour soi et on verra bien ce qu’il en sortira.

Le lien vital d’un pays est le respect, l’acceptation de l’autre. On voit tous les jours dans le monde des exemples de pays confrontés à la guerre, à la mort parce que la société est divisée, sans repères, à la merci de la démagogie.

Pourquoi en est- on arrivé là ? Au point qu’à tous les niveaux de la société la contestation est devenue la règle alors que nous vivons dans un pays qui donne à chacun le droit de se faire entendre démocratiquement dans des structures légales.

Apparemment il est plus simple de protester, de remettre en cause toute autorité, tout règlement par la manifestation, quand ce n’est pas par la casse.

J’ai vraiment l’impression que plus personne ne connaît l’histoire de France. Que plus personne ne connaît ce que les générations précédentes ont vécu pour préserver la liberté et pour ensuite la reconstruire. ( Une anecdote annexe à ce propos 45% des étudiants américains  ne souviennent plus quand ont eu lieu les attentats du 11 septembre ! )

On dirait qu’à l’heure actuelle le monde commence en même temps que l’individu, je veux dire par-là que pour beaucoup il n’existe pas de passé. Or c’est la conscience du passé qui détermine l’avenir, sans cette conscience l’homme n’est pas prêt à entrer dans une société composite où l’acceptation est la règle immuable.Et ce n’est pas de l’utopie, il faut retrouver la confiance en nous et aux autres, il faut sans cesse rechercher l’apaisement.

Ceux qui céderont à la violence perdront sur tous les plans et ils entraîneront des difficultés bien plus grandes qu’ils n’auraient eu s’ils avaient contribué à la marche du pays.

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  1. lamauragne dit :

    Allons, allons, « plus persone ne connaît l’histoire de France » dites-vous, pour justifier votre condamantion des contestations comtemporaines….
    Sans même faire référence au mouvement social, ouvrier et syndical, il me semble que l’Histoire de France est jalonnée de révolutions: 1789, 1830,1848,1871.
    La contestation, la colère ne sont donc pas d’aujourd’hui dans notre beau Pays.

    jf.

  2. motpassant dit :

    Pour info 1789 avait supprimé le droit de grève qui a été rétabli par Napoléon III.
    Comme quoi !

  3. L’amnésie, c’est pratique, parfois, surtout quand elle est collective

  4. lamauragne dit :

    Petite erreur…
    Ce n’est qu’en juin 1791 qu’apparaî la loi Le Chapelier qui a « pour effet » d’interdire syndicats et grèves.
    Ce n’est effectivement pas la meilleure partie de la révolution puisqu’un mois après il y a la  » fusillade du Champs de Mars « , la troupe tirant dans la foule et faisant 50 morts….

    jf.

  5. leunamme dit :

    Je pense que la question centrale posée par votrearticle, est celle de la place du travail dans la société, et surtout de sa valorisation.
    Alors que nous sommes une société de consommation où les loisirs prennent une importance primordiale, n’est-il pas interessant de constater que le travail est au centre du débat politique, mais que sa juste rémunération, la seule voie pour participer à cette société de consommation (dont par ailleurs je me méfie), n’est que très rarement évoquer. Ou alors par le biais du travail supplèmentaire, ce qui ne revient pas à mieux rémunérer le travail.
    Je pense que si les gens étaient récompensés à hauteur juste de leurs efforts, les relations dans le travail s’en porterraient mieux.

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