leautaud2.1195136786.jpg

«  Toute vérité n’est pas bonne à dire »

Alexis Piron : poète et auteur dramatique français né à Dijon le 9 juillet 1689 et mort à Paris le 21 janvier 1773.

Paul Léautaud (1872-1956  Le 16 novembre 1907 Paul Léautaud ( écrivait dans son journal :

  « Je l’ai bien formulée exacte précédemment ma règle littéraire : Tout ce qui ne me vient pas d’un seul coup, m’assomme à écrire  » ( p 79; , Mercure de France, 1955) 

C‘est avec un certain ravissement recouvert de beaucoup de subjectivité que j’ai sélectionné quelques citations de cet homme pour le moins original et de grand talent. Mais le grand talent implique-t-il l’entière acceptation de certaines idées ?

Notre époque se prête-t-elle encore à de telles affirmations ?

Ou se prête-t-elle à un jeu de dissimulations volontaires ou forcées, soucieuse d’être dans l’air du temps ?  

« Tous ces gens qui sont choqués des inégalités sociales, et qui ne se sont pas encore aperçu qu’elles sont dans la nature des êtres et des choses et qu’elles commencent dès notre naissance, sont bien comiques. » 

« Non seulement je ne suis pas démocrate. Non seulement je ne suis pas pour l’égalité (qui, au reste, n’existe pas), mais je suis pour les privilèges. » 

« La police peut être nécessaire, mais autrefois on la cachait, on ne s’en vantait pas. Aujourd’hui, on la célèbre. Une société est descendue bien bas quand elle arrive à des manifestations de ce genre. » 

« On devrait travailler à détruire le fétichisme des diplômes, qui n’ont jamais rendu intelligent un sot, et rendre à cet effet les examens de plus en plus difficiles. La France dégringole de plus en plus d’être de plus en plus un pays de diplômés. Quand on voit de jeunes messieurs sur le boulevard Saint-Michel, ou dans le métro, grossiers, vulgaires, braillards, prétentieux, on doute qu’un diplôme ou un autre en fasse des esprits distingués. Je garde, et de plus en plus, mon opinion : ne vaut que l’homme qui se fait soi-même, et qui se fait en conformité de sa nature, de son esprit et de ses goûts. » 

« Le grand mal dans nos affaires publiques, actuellement, vient de la liberté de la presse. On devrait supprimer toute la presse de gauche, et pour le reste, ne rien laisser publier, même la littérature, et surtout la littérature, sans un visa rigoureux préalable. »

« J’ai horreur du mot peuple, si fréquent actuellement dans les débats politiques. Qu’on dise la nation, les citoyens, les Français, mais le mot peuple, c’est, pour moi, à vomir. » 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s