J’ai reçu ce matin, un livre  qui s’intitule  » Les petits papiers  » écrit par Alain Duschene  et Thierry Leguay dans la collection

 » Petite fabrique de littérature « . Il s’agit d’un ouvrage consacré aux textes courts tout à fait passionnant. Bien que les techniques d’écriture soient un peu ardues pour moi, elles permettent tout de même de créer un climat de recherche et d’approfondissement face aux difficultés nombreuses que l’on rencontre quand on veut écrire un texte.

Il y a dans ce livre un chapitre consacré aux limerick. Les limericks sont des épigrammes en cinq vers, qui ont vu le jour en Angleterre en 1821, grâce à des recueils anonymes. Les premiers limericks  sont publiés en 1846 par Edwaed Lear. Ses poèmes écrit à l’image d’une caricature étaient accompagnés de dessins au simplisme délibéré.

Le dernier mot du premier vers doit rimer avec le dernier mot du dernier vers.

Je vous en livre deux, écrit par Edward Lear :

Lorsqu’il était encore tout petit, un vieillard
Par accident, tomba dedans une bouilloire;
A force de grossir
Il n’en put ressortir
Et dut passer sa vie dedans cette boulloire.

 

 Il était un vieil homme, natif de Soissons,
Qui prétendait apprendre à marcher aux poissons
Lorsqu’ils furent tous morts,
Il s’écria, pris de remords :
<< Certes, j’eusse mieux fait de rester à Soissons ! >>

                    ==========

Je m’y suis essayé, soyez indulgent :

 

Il est arrivé par le train de huit heures
Portant sa lourde valise bleue
Il se rend compte que personne ne l’attend,
Mais rien ne le désarçonne
Il remonte dans le wagon en baladeur.

Le grand bateau navigue en silence
Sur une mer douce et brillante
Le marin en haut du mat crie :
Terre ! Terre ! Les hommes s’égosillent.
Enfin, finie l’abstinence !

Narcisse ne sait pas pourquoi ses parents
L’ont appelé ainsi, mais il est évident
Que ce prénom lui sied à merveille, car
Il n’est pas peu fier ce lascar
Quand il chevauche sa jument.

Il était si petit que même grand
On l’appelait le petit. Mais quand
La guerre fût déclarée, personne ne voulut de lui.
Alors, il prit son fusil et partit seul de nuit
Chasser l’ennemi sans oublier ses gants.


Le palefrenier de Monte-Haut
N’aime pas la compagnie des sots,
Il préfére ses chevaux
Aux villageois qu’il prend de haut.
Ceux-ci voudraient le prendre en défaut.

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Une réponse "

  1. lamauragne dit :

    Je ne suis sûrement pas bon juge donc vous avez mon indulgence.
    Mais j’ai surtout trouvé vos textes très amusants.
    Continuez !

    jf.

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