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Un ouvrier de l’usine PSA s’est suicidé sur son lieu de travail. Le fait que ce malheureux ait choisi son lieu de travail pour accomplir son geste est un signe incontestable que c’est ce travail qui l’a conduit à la mort.

La direction, qui affirme que l’on ne peut faire un lien direct avec cet acte fait preuve d’un cynisme déconcertant. La presse curieusement comme pour les cas de chez Renault a très vite change de sujet préférant relater l’hyperactivité de Sarkozy ou la refondation du Ps.

La C.G.T. organise une journée le 31 juillet pour une raison dont je n’ai pas retenu la cause, sûrement en rapport avec le service minimum.

 Quel motif de protestation ! Quel dévouement !

A propos de l’ingénieure de chez Areva qui s’est également donné la mort la C.G.T. a déclaré :  <<Nous avons demandé la mise en place d’une commission d’enquête et la possibilité d’une expertise sur les conditions de travail, a précisé Alain Roumier, délégué syndical central CGT. Jusqu’à présent la direction refusait d’aborder la question du stress au travail, elle niait le phénomène. L’honnêteté intellectuelle nous interdit de dresser un lien direct entre le suicide de cette salariée et son travail, mais une dépression, ça s’explique, y compris par des causalités multiples », a alerté le syndicaliste, avant de regretter que, malgré la présence de 1 000 salariés dans l’établissement de la rue Lafayette, le service médical et l’assistance sociale ne sont assurés que par de « rares » vacations hebdomadaires. >>

N’a-t-on pas là un vrai sujet de manifestation mais aussi de réflexion sur la place de l’homme en entreprise. Celui-ci est dorénavant utilisé avec la même délicatesse qu’un robot. Toutes les valeurs qui font un homme sont niées et sans elles l’homme perd pied. Il perd des repères indispensables à son équilibre, lequel ne peut s’obtenir qu’en étant considéré. Quelque soit la place dans l’entreprise l’homme est devenu une machine à produire et gare à celui qui tombe  » en panne « .

Autre déclaration :

<< Des personnes qui étaient dans des bureaux individuels subissent avec l’open space le bruit, l’absence d’intimité, le sentiment d’être épiées, l’autocontrôle social entre salariés, énumère le syndicaliste. Il est devenu impossible de personnaliser son environnement professionnel individuel. » Enfin, en termes de communication interne, le déménagement s’est accompagné de la politique du « zéro papier, zéro déplacement ».Les mails  se sont substitués aux échanges directs entre salariés et, pour des raisons de sécurité, des badges individuels restreignant les déplacements et l’accès à certains étages sont en train d’être attribués. Sous le choc, Alain Roumier se souvient : « Quand la direction nous a annoncé la concentration des activités rue Lafayette, le slogan était « travailler ensemble pour travailler mieux et mieux communiquer » ».

Christelle Chabaud

Je n’ai pas vu Bailly, Chèrèque et autre Thibaut sur les ondes pour évoquer ces cas dramatiques. Et peut-être l’ont-ils fait, mais avec quel retentissement ?Les syndicats font preuve d’une indigence stupéfiante sur les problèmes liés à l’entreprise, obnubilés qu’ils sont  par la défense d’avantages acquis complètement obsolètes, domaine où ils trouvent encore un peu d’audience.

Alors bien sûr, il ne faut pas négliger les autres causes de découragement. Les charges de remboursement d’une maison que l’on absolument voulu acquérir au prix de sacrifices énormes, les problèmes liés au transport parce qu’on a dû construire cette maison loin du lieu de travail, à la construction d’une vie personnelle devenue de plus en plus difficile justement à cause de l’obligation pour le couple de travailler pour faire face à cette société de consommation de plus en plus vorace.

Motpassant

A lire cet article du Monde

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  1. andrew dit :

    appelons un chat un chat, devant ces drames a répétition, attention site culte a fowarder
    http://www.travailleravecdescons.com

  2. patriarch dit :

    Je suis bien d’accord avec toi. Le travail a été déshumanisé. le salarié est considéré comme un robot,ne devant avoir ni sentiment ni humanité. En poussant, à fond,le salaire au mérite; en prônant le « travailler plus pour gagner plus »,ils sont en train de détruire les relations sociales entre salariés qui existaient dans les années 50 et plus. C’est de plus en plus rare de voir des équipes soudées,ce qui faisait que lorsqu’un gars perdait pieds, les autres s’en apercevaient. J’ai entendu un de ces coéquipiers dire: » Je n’ai pas remarqué qu’il était arrivé à ce point extrème ».
    Bientôt, comme pour les accidents de la route, ils vont tenir des statistiques des « incidents » de travail,et personne n’en sera choqué; c’est ce qu’il y a de pire !

  3. Olivier B. dit :

    Je veux bien critiquer le peu d’empressement des syndicats à protester médiatiquement, mais il me semble que le sujet n’est pas là. C’est plutôt comment l’idéologie du profit à tout prix, portée par le capitalisme libéral, en plus de détruire la planète, nie l’individu en tant qu’être humain, pour n’en faire qu’une variable d’ajustement ou un citron que l’on presse jusqu’à la dernière goutte.

  4. Fanette dit :

    J’ai une aversion très personnelle envers les syndicats que beaucoup connaissent : j’ai un ami, ingénieur chez PSA qui n’a pas hésité il y a moins d’un an à démissionner, il avait tout : un salaire génial, un CE super et des conditions de travail exécrables à souhait, les employés sont montés les uns contre les autres pour des primes de rendement dingues, y règne une ambiance de type Planète des singes là bas.
    Lui, a préféré démissionner même s’il a un crédit maison sur les bras, 2 enfants en bas âge, il s’est mis en maladie pour dépression nerveuse.
    Honnêtement je pense qu’il a fait le bon choix , il a la quarantaine, il pourra se recaser n’importe où, mais je peux te dire que ce qui se passe là bas, ce que les hommes de la cinquantaine subissent car ils savent très bien ce qui les attend dehors : les seniors, c’est connu ne font plus l’affaire passés 50 ans.
    Le problème est connu des syndicats qui jouent à la politique de l’autruche notemment le sigle à trois lettres.C’est moche mais en fait c’est partout pareil, ce sigle ne se bouge que pour des pseudos valeurs où ils savent qu’ils gagneront à mobiliser des troupes, ils n’agissent pas pour des actions individuelles.
    Vous verrez que le 31 juillet et mi septembre, ils feront descendre les fonctionnaires dans la rue et nous aurons droit aux blocages dont la France a la recette.

    Avec eux jamais la France n’avancera dans le bon sens, nous n’aurons jamais les réformes nécessaires à la France, nous vivons une époque stalinienne.Les salariés de ces grands groupes vivent au rythme chinois.
    Si vous voulez lire des témoignages identiques, il vous faut lire ce forum pour voir dans quelles conditions travaillent nos cadres, je peux vous dire que la management importé des USA fait maux et merveilles dans nos entreprises :
    http://www.ledefouloir.zoule.net/forum/index.php

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