La Fondation Cartier propose du 22 juin au 28 octobre une exposition consacrée au début du rock’n Roll  » 39-59″. C’est l’occasion pour moi comme pour beaucoup de revivre une période empreinte  d’insouciance et de gaité. Ce genre de musique que les anciens de l’époque voyait comme une musique de  » blousons noirs  » a conservé toute sa magie, tout son dynamisme, malgré les années.

L’exemple de Buddy Holly est la symbolique même de l’importance de ce mouvement. En une période de 18 mois, il est mort dans un accident d’avion, il a su imposer sa musique et devenir une référence incontournable pour ses successeurs comme les Beatles ou les Rolling Stones. On lui prête cette citation : « Si quelqu’un vous demande quel genre de musique vous jouez, dîtes lui « pop ». Ne lui dîtes pas « rock’n roll » ou personne ne vous laissera entrer dans votre hôtel. »

Bill Halley par ses démonstrations spectaculaires au piano fait partie de ces personnages excentriques. Il a commencé à chanter en 1948 mais fut connu dans les années 50-54. Sa chanson la plus connue est  » Rock Around the Clock « . Il est mort en 1981.

Chuck Berry est mon préféré, peut-être est-ce parce j’ai eu l’occasion de le voir deux fois en France, mais surtout parce qu’il représente une période bien particulière de ma vie dans les années soixante. Il est considéré comme l’inventeur du Rock’n Roll aux aux côtés de Little Richard, Fats Domino, Jerry Lee Lewis et Elvis Presley. Ses attitudes sur scène furent reprises par de nombreux groupes. Il a eu une vie pour le moins sulfureuse mais à 80 ans il gère tranquillement sa fortune. Pour ma part je ne peux entendre sa voix sans frissonner, tous ses morceaux de musique furent des succès à l’image de  » Carole  »  » Menphis Tennesse  » Rock and Roll Music  »  » Sweet Lttle Sixteen  » ou  » Johnny B. Goode « .

Il y avait aussi Little Richard, plus tourné vers le blues à la voix déchirante. Alors qu’en 1957 il avait tout arrêté, les Rolling Stones l’ont persuadé de chanter à nouveau ce qu’il fait encore à ce jour.

Et encore Fats Domino, figure majeure du rythm’n’blues et du rock. Les Beatles lui rendent un hommage avec leur titre « Lady Madonna » qui évoque le style boogie-woogie du pianiste. En 1987, il reçoit un Grammy Awards pour le récompenser de l’ensemble de sa carrière. Il a maintenant 79 ans.

Et puis bien sûr Elvis Presley. Il reste celui qui en a fait la grande musique populaire de la deuxième moitié du 20ème siècle, l’idole de plusieurs générations de musiciens et de mélomanes. Ses interprétations sont restées des modèles du genre et peu de gens, surtout parmi ceux qui le discréditent, peuvent prétendre lui arriver à la cheville, malgré les moments ridicules de sa carrière. En 1956 il sort  : « Heartbreak Hotel », « Hound Dog », « Blue Suede Shoes » (de Carl Perkins), « Don’t Be Cruel » (d’Otis Blackwell) ou le slow « Love Me Tender » (tiré de son premier film, un western du même nom) sont des pierres angulaires du rock, qui seront repris un nombre incalculable de fois. En 1960 à son retour du servive militaire qu’il effectue en Allemagne, il éprouve des difficultés à reprendre le cours de sa carrière, d’autres courants musicaux ont vus le le jour, la jeunesse a d’autres préoccupations mais il persiste dans ce qu’il sait faire le mieux et entre 1965 et 1975 il renoue avec le succès. From Memphis In Memphis », qui reste peut-être son meilleur album, et obtient un succès planétaire avec les 45 tours « Suspicious Minds » et « In The Ghetto ». On le découvre aussi poignant quand il dénonce le racisme et l’exclusion que quand il chante l’amour. Et, fort de ce nouveau prestige, il acquiert à jamais son surnom : The King. Le 16 août 1977, alors qu’une nouvelle révolution, le punk, est en train d’agiter le rock, on apprend une nouvelle prévisible : le Roi est mort, d’une probable overdose de médicaments.

 Motpassant

Publicités

"

  1. Tony Pirard dit :

    Merci ami Daniel:
    Par resouvenir d’une épóque d’or de beaux chansons,comme « Love me tender » Ah!! j’aimais Chubby Chechker…! Comme nous disons en bon brésilien… »Bons tempos aqueles ».
    Il y avais un bon goût par la lettres des musiques différent d’aujourd’hui que sont fous,avec mépris par les bons sentiment,un rêverie absurd,dépression bizarre..!

    Je me souviens de …Al sole mio!!

    Tony do Brasil

  2. patriiarch dit :

    J’ai été élevè dans le jazz des années d’après guerre. Mon beau-frère était « saxo » et GI. (oui ils sont décédés maintenant). J’ai assisté plusieurs fois, dès 15 ans à des jam-sessions. je ne suis pas près de les oublier. Quelle ambiance, ils étaient tous noirs ou métis. A leur mariage, en 1946, devant la guinguette, en bord de Meuse où il avait lieu, c’était fou ! Ils ont animé toute la soirée et au delà, ce qui aurait dû être »un bal musette ».
    Il faut dire qu’à la sortie de cette guerre, les gens se défoulaient et savaient alors s’amuser.

  3. Flo Py dit :

    Bonsoir !

    Stupéfaite de votre commentaire sur Place Assise, je me permets de vous informer ici que je vous ai répondu là-bas 😉

    Très bonne soirée.

  4. Don Jerry Can dit :

    ça fait du bien un peu de Rock’n Roll … J’adore la musique de votre blog !

  5. Ceucidit dit :

    Bonjour, je suis allé voir l’expo et j’ai été un peu déçu! Elle mets en avant surtout le contexte socioéconomique de l’époque et il n’y pas grand chose à voir. D’ailleurs vous retrouverez mon avis sur le billet que je lui ai consacré.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s