William J. Kalwick, cadet.Figuratif et portraitiste, le premier professeur d’art de William Kalwick était son défunt père qui avait étudié avec Lajos Markos. il travaille toujours avec celui-ci à Houston. La palette vive de Kalwick et le style impressionniste donnent à ses toiles un côté intimiste relevé par une palette de couleurs douces et évocatrices.

Ces vacances d’été ont bien commencées. Nous sommes arrivés hier soir dans notre maison familiale. Dans quelques jours celle-ci résonnera des rires et des cris de tous les cousins réunis comme tous les ans. Toute la famille attend avec impatience ces quelques semaines de bonheurs simples. Et puis il y a les grands-parents, malgré leur âge maintenant ceux-ci nous accueillent avec émotion, une émotion de fierté d’être sûr que la famille continuera le chemin qu’ils ont tracé.

La grosse bâtisse, à la lisière d’un bois de grands sapins est entourée d’un grand parc verdoyant, entretenu par un vieux jardinier qui nous a vus naître. Nous sommes toujours là à l’époque des légumes, des fruits qui font l’objet de sa part d’une attention quasi charnelle doublée d’une expérience que seuls les anciens savent appliquer avec amour.

Je vais avoir quinze ans. Ma soeur et mon frère, des jumeaux ont 12 ans.

L’année dernière, j’ai rencontré Vincent, il a mon âge. En fait, je dis rencontré, mais je le voyais de temps en temps au village dans le magasin de ses parents. Pourquoi, l’année dernière je l’ai remarqué, peut-être avais-lu sur son doux visage, le commencement de l’homme. Il m’avait servi, il m’a souri, je lui ai souri, cela s’est fait naturellement.

Nous avons décidé de passer l’après-midi ensemble, j’ai pu obtenir l’autorisation de mes parents de me rendre au lac voisin où de nombreux vacanciers vont se baigner, transformant ce lieu en une petite station balnéaire.

Je suis assez timide avec les garçons, au collège je n’ai quelques amis. Je préfère souvent être seule, à lire ou écouter de la musique.Mais curieusement, dès mon arrivée dans la maison de nos vacances, je me transforme, je ris plus facilement, je suis plus accessible à ce qui se passe autour de moi. Et l’idée de passer quelques heures avec Vincent m’emplit de joie, d’une joie nouvelle qui se répercute sur tout le corps. Les rayons de soleil, le chant des oiseaux, le rire de mes petits cousins, les discussions détendues des adultes participent à me mettre dans de nouvelles dispositions indécelables tout au long de l’année. Cette année est-elle particulière ?

Je suis en avance, j’étais impatiente, un peu nerveuse je l’attends. Ma timidité naturelle va-t-elle m’empêcher de vivre ce moment que je désire depuis longtemps sans vraiment l’admettre et surtout sans que rien ne laisse entrevoir dans mon attitude un quelconque changement.

Pourquoi me suis-je embarrassé de ce bouquet de fleurs ?

Au bout du chemin je le vois arriver sur son vélo. L’effort a rosi son visage un peu rond, mais malicieux, ce qui me plaît beaucoup.

– Pardon pour le retard – dit-il en sautant de son vélo avec souplesse- Mais j’ai dû rester au magasin plus longtemps que prévu, tu sais comment est mon Père.

Il faut dire qu’en cette période d’été le village double sa population et les commerçants ne doivent pas manquer cette période.

– On y va ? Tu as pris un maillot ?

La question me cloue sur place. Quelle idiote. Ne pas penser à prendre son maillot de bain pour aller passer un après-midi au bord de l’eau.

– Non, mais de toute façon je ne voulais pas me baigner, l’eau est trop froide.

– Bon tant pis, alors en route ! Son aisance atténue le trouble qui m’envahit. Cette histoire de maillot m’a déstabilisé. C’est ridicule.

Le doute m »envahit soudain, je ne sais plus ce que je fais là avec ce garçon. J’ai envie de courir, de rentrer chez moi, retrouver le cocon familial dont je n’ai pas encore percé la bulle.

Il s’en rend compte.

– Il y a un problème ? C’est pas grave, tu ne te baigneras pas, voilà tout, nous sommes qu’au début des vacances.

C’est plus fort que moi, je veux rentrer chez moi. Je ne veux pas que l’on m’en empêche.

– Je suis désolé Vincent, mais je dois rentrer, je me sens mal. Au-revoir.

A grandes enjambées, je me mets à courir, le laissant sur place.

Je me suis réfugiée dans ma chambre, les pleurs m’ont soulagé. Mon lit m’a recueilli comme une petite fille que j’étais encore.

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