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Aujourd’hui j’ai tout essayé, je n’y arrive pas. J’avais pourtant plusieurs sujets en tête, mais aucun n’acceptent de se coucher sur le papier ( enfin, sur l’écran ). Ce matin, je voulais parler de Milan Kundera à la suite de la lecture du dernier numéro de  » Courrier international  » qui relate la surveillance dont il a fait l’objet dans son pays. Etonnante similitude, il ne s’expose plus dans les médias en raison des excés de ceux-ci et il s’est éxilé parce qu’il était suivi pas à pas, non par des paparazzis mais par les services secrets dans son pays, dans les deux cas il s’agissait de photos volées.

Je voulais parler de lui, mais de quel droit, pour dire combien j’aimais ses romans, ses phrases limpides, claires et ses mots se regardant comme des photos. j’ose écrire que je me sens proche de lui, de son univers. J’aime cette délicate dérision. Cette tendresse pour définir la douleur.

 » L’insoutenable légéreté de l’être « . Risibles amours « .  » Le livre du rire et de l’oubli « .  » L’immortalité « .

La vie ne nous donne qu’une chance, on ne peut pas recommencer.

Le deuxième point dont je voulais parler, c’était la responsabilité dans la société actuelle. Il serait plus juste de dire irresponsabilité, mais la lecture de la chronique de Claude Allègre dans le Point décrit bien mieux que moi, ce rejet permanent sur l’autre de ses propres fautes.

Etre conscient de ses erreurs et les assumer c’est faire preuve de responsabilité. Reconnaitre ses erreurs c’est se grandir.

Puis, survient la polémique  » Raymond Barre « .

J’ai le temps, cela m’a permis de suivre durant trois mois, tous les matins , le procés de Maurice Papon sur la chaine  » Histoire « . J’avais suivi, juste avant, le procès de Paul Touvier, lequel me semble-t-il a duré deux mois. C’est dire que j’étais conditionné. Ces deux hommes n’ont jamais eu le moindre mot de compassion. A aucun moment ils n’ont reconnu une once de responsabilité.

Et ce fait m’apparait comme le principal crime que l’on doit leur reprocher à l’heure actuelle. Ne pas reconnaitre sa responsabilité c’est donner la mort une deuxième fois à ces pauvres gens.

Mais cette constatation ne me donne pas le droit de juger ces hommes. La justice s’en est chargée. Je ne peux supporter ceux qui crient avec les loups. Ceux qui crient  » A mort  »

C’est s’acheter une conscience à bon prix.

Raymon Barre aurait pu éviter de faire ses déclarations. Mais il d’une génération qui dans son ensemble était sans le dire antisémite, c’était comme ça. J’avais une grand-mère, qui est morte à 92 ans, il y a quelques années, qui nous racontait qu’elle faisait partie de la Croix-Rouge pendant la guerre et à ce titre, elle distribuait de la nourriture aux mains qui avaient la chance de passer à travers les barreaux. A chaque fois, cinquante après, des larmes coulaient le long de ses rides. Cela ne l’empéchait pas d’émettre, à l’occasion des opinions empreintes d’antisémitisme. On aurait dit qu’elle ne faisait pas le rapport entre l’antisémitisme et les convois de la mort.

Les hommes ne sont pas d’un seul bloc. Il n’y a pas les 100 % bon et les 100% méchants. Essayer de comprendre c’est le seul but que l’on doit se fixer.

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  1. Posuto dit :

    D’accord avec vous à 100% !!!

  2. melle bille dit :

    Il faudrait toujours essayer de regarder à travers la lorgnette de l’autre; comprendre, tolérer (avec des limites tout de même!), et tout cela en restant soi. Quel boulot d’essayer d’être un être humain convenable!!!

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