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Mercredi 15 h

Je ne voulais pas écrire quelque chose de sérieux, mais il n’y a rien à faire, aujourd’hui, c’est le côté introspection qui l’emporte sur tout le reste.

Pourtant, je voulais parler des plaisirs simples de la vie quotidienne mais ceux-ci s’effacent, se retirent face à ce qui occupe mon petit cerveau depuis ce matin, et même cette nuit, mais je dirai pourquoi tout à l’heure.

Il y a des jours ( j’ai souvent envie de commencer par  » il y a des jours  » ), il y a des jours donc, où le côté  » je suis malheureux  » comme Calimero prend le dessus, gommant toute perspective favorable concernant mon avenir proche, c’est à dire la journée.

Et donc aujourd’hui, dans le catalogue des mes innombrables sujets de pessimisme, celui qui a la côte c’est le sentiment d’abandon. Je me suis mis à chercher ce qui se dit sur l’abandon et il se dit beaucoup de choses. Je retiens une phrase  » l’abandon est une impression très profonde porteuse d’une immense tristesse « . C’est l’expression d’un vécu, conscient ou non. Ce sentiment est également lié à une grande angoisse.

Là, je pense que déjà, vous avez cliqué pour aller vers d’autres cieux plus cléments, de peur d’être contaminé et à votre tour envahi(e) et passer une mauvaise journée.

Donc, je continue, sur ce que j’ai retenu, le sentiment d’abandon est intimement lié au désir d’être aimé et considéré, c’est à dire une confirmation de notre valeur comme personne.

Alors là, ça vaut le coup de se pencher sur cette phrase et son contenu. D’abord,  » aimé « . En ce qui me concerne et pour parler de moi ! Je vais faire hurler dans les chaumières, mais je n’ai jamais su si J’AIMAIS et si J’ETAIS AIME. Je ne veux pas dire que ces sentiments me sont étrangers, mais je n’arrive pas à les  » matérialiser « . Je comprends, si l’on dit  » apprécier « ,  » complice  » mais  » aimer « , seul sans complément m’apparaît comme quelque chose de  » nuageux  »  » cotonneux « , quelque chose que d’inssaisissable.

 » Considéré  » ce mot qui relève plus de la vie sociale que du personnel, me paraît plus concret, on a vite fait de savoir si on est considéré par ses voisins ou si on passe pour un c….. C’est souvent l’un ou l’autre, on est toujours le c…. de quelqu’un mais heureusement on trouve toujours chez un autre de la considération. Compte tenu de mon pessimisme actuel, je dirais que dans ce dernier cas, la considération va souvent de pair avec une lègère notion d’intérêt, mais là, je vais trop loin, il faut que je me reprenne !

Et, enfin, la confirmation de la valeur de notre personne. Pour ma part, je n’ai jamais entendu quelqu’un me dire :  » votre personne a une certaine valeur « . Dans la société actuelle, si quelqu’un vous dit ça, préparez vos affaires, ça sent le roussi !

Finalement, j’en arrive à me dire, puisque de toute façon, je vais être malheureux, et bien je me dis que je le suis et je l’assume. C’est comme l’abandon, j’abandonne avant d’être abandonné !

Comme Gribouille qui se jette à l’eau pour ne pas se mouiller et dans le feu pour ne pas se brûler !

Bon, je pense que vous n’êtes plus là, soit vous êtes au fond du lit complètement déprimé(e).

Mais je vais quand même dire, la raison de mon état. J’ai révé, cette nuit et j’ai l’impression que cela a duré toute la nuit, que mon épouse m’avait quitté ! Eh ! Oui ! C’était une horreur, ce sentiment d’abandon, d’être brutalement exclu de la vie d’une personne avec qui je vis depuis pas mal de temps ! A l’heure qu’il est il est 15 h, j’en souffre encore. Je n’étais plus aimé, plus considéré et ma personne ne valait plus rien ! Ce rêve, même si ce nétait qu’un rêve, m’avait révélé le sens réel des mots de cette phrase.

Le fait d’aimer ne se définit pas de manière cartésienne, il se suffit à lui-même, il s’impose à nous.

En fait, si elle me quittait vraiment, elle me manquerait, donc c’est que je l’aime……un peu !

Les rêves sont souvent indéchiffrables, mais celui-ci était tellement  » réel « , que j’ai éprouvé le besoin d’en parler, avec un peu de confusion, je l’admets.

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  1. Voilà un rêve qui fait la preuve par neuf!
    Et Freud doit en être tout ragaillardi.
    Et vous venez d’économiser le coût de longues séances sur le divan.
    Bonne journée à vous et à votre épouse à cueillir dès l’instant, à la manière de Ronsard, « les roses de la vie ».

  2. Posuto dit :

    Un très bon rêve, vraiment. Premièrement, il traduit ce dont vous avez le plus peur (du coup ça hiérarchise les trucs importants dans la vie). Deuxièmement, ces rêves là ne se réalisent jamais.
    Moi, quand je fais un de ces affreux rêves, au réveil je me ragaillardis en me disant « chouette, ce cauchemar n’est pas réel ! »
    Elle a raison, Chantal, pour les « roses de la vie » (et pour d’autres choses trop nombreuses à énumérer ici).

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