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Je ne sais pas vous, mais, moi, quand j’entends l’expression  » anti-libéralisme « , j’éprouve une peur diffuse, une sorte de rejet. Car, me vient aussitôt à l’esprit la notion contraire, c’est à dire le communisme. Beaucoup vont dire mais non, il ne faut pas tomber dans l’excés inverse !

Mais, soit, on vit dans un système libéral, soit on vit dans un système collectiviste. Peut-on vivre avec un peu de libéralisme et un peu de collectivisme ? Je ne crois pas.

Le système collectiviste a fait ses preuves pendant 70 ans. et a provoqué des millions de morts, un déséquilibre moral, culturel au sein de ses peuples.Ceux-ci, avec énérgie vont s’en sortir. Ils savent d’où ils viennent.

Pourquoi, s’afficher libéral, particulièrement en France, a-til une connotation péjorative ? Etre, libéral, disent-ils, c’est être  » capitaliste « . En fait tout ce qui produit de l’argent, en France, est suspect d’exploitation des individus.

Contrairement au collectivisme, le libéralisme, ne repose pas sur une doctrine figée. Le libéralisme est le seul système permettant à l’homme de prendre en charge son destin. L’entreprise privée responsabilise et motive le créateur de celle-ci .Une société libre n’a pas pour but de  » faire le bonheur  » mais de créer l’environnement nécessaire à l’accomplissement de celui-ci. Aucune autorité n’est infaillible, une société libre vit par l’expression publique et contradictoire.

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Article 4)

Le système collectiviste est vite apparu ingérable, par la désintégration de la valeur du travail, par la démobilisation des ouvriers, des créateurs.Et surtout, il est devenu un système politique aux mains de quelques uns. S’il suffisait de redistribuer les richesses des entreprises, cela ce saurait !

Le libéralisme est le seul système qui perdure, malgré les nombreux défauts que l’on peut lui imputer. Le principal étant celui du cynisme.

Cynisme des états, des grands groupes mondiaux.( Total, Alcatel ) Cynisme qui se diffuse à tous les niveaux. Chaque employé, dans le monde peut-être victime de ce cynisme économique. Le sort d’un employé français est directement lié à celui de l’employé asiatique. Les délocalisations sont particulièrement insupportables. Ce libéralisme, par son égoïsme provoque la méfiance des peuples vis à vis des dirigeants, ceux-ci ayant perdu toute crédibilité.

A l’inverse un système socialiste prétend savoir ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Il suffit de le suivre pour trouver le bonheur ! C’est une utopie à laquelle, beaucoup adhèrent, malgré des expériences malheureuses.

Faut-il être malheureux dans un système libéral ou dans un sytème socialiste ? C’est un choix. Mais quand on constate, que , ce qui fait la particularité de la France, son système social, reposant sur la répartition , ne fonctionne plus, qu’il est injuste, qu’il n’est plus finançable, il faut agir différemment.

Chacun doit retrouver son identité, sa responsabilité personnelle et sociale, ses devoirs. Exactement le contraire de ce que prône le socialisme.

L’ÉTAT, NOTRE BERGER?

« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

Alexis de Tocqueville
DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE (1840)

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Une réponse "

  1. Guillaume dit :

    J’ai vécu en France, dans des pays anglo-saxons, je vis présentement en Chine et je m’en reviens du Japon et je me pose des questions sur le meilleur mode de gouverner, comme tout le monde. Les paroles de Tocqueville me touchent, et je me sens personnellement plus proche d’une vie aventureuse où l’Etat me laisserait le plus tranquille possible, mais… est-ce que ça va si mal que ça en France ? J’ai rencontré des Japonaises qui m’ont dit vouloir habiter en France pour le système social qui y règne. Elles n’ont presque pas de vacances. Surtout, tous les pays développés et industrialisés qui font des sacrifices pour relancer la croissance ont une natalité basse. Les Français, eux, font des enfants, n’est-ce pas un signe, invisible dans les médias et les commentaires des gens, d’une sorte de confiance dans l’avenir ? De joie de vivre, même, pourquoi pas ? A force de mesurer le « moral » des populations par rapport à la consommation des ménages, on tend à oublier ce qu’est le vrai bonheur de vivre. Alors je me demande si les pays qui ont gardé un fort système de redistribution des richesses ne sont pas mieux armés que les autres – malgré les abus et les dysfonctionnements – face aux crises prochaines, économiques ou autres.

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