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Je commence mon texte du jour avec un nouvel ordinateur, un nouvel écran 19 pouces,et bien que j’ai passé la demi-journée d’hier à le configurer, ce qui compte tenu de mon niveau est une performance de tout réinstaller, je suis heureux de me trouver devant mon écran. La live box m’a donné beaucoup de mal, mais je crois que cette fois, c’est parti. En fait, je suis allé chez un professionnnel, pour améliorer mon matériel existant, mais devant le coût, il ne m’a pas fallu longtemps pour me laisser convaincre, contre une remise ( c’est un ami ) d’ acheter un ensemble neuf. C’était pratiquement un magasin de jouets, tant il y avait de tentations.

Cela m’a amené à réfléchir, à notre comportement, face aux produits de consommation, en particulier, ce qui touche à l’informatique.

En effet, ce domaine correspond à une période récente qui me met en décalage compte tenu de mon âge et du fait que mon métier, à part la facturation, ne nécessitait pas l’utilisation de l’informatique.

Ma génération ( je suis né en 1947 ), s’est trouvée face à un développement, impliquant une démarche intellectuelle particulière, empreinte d’une logique matérielle et mathématique,qui l’a placée dans l’alternative suivante, soit rester au bord de la route et ne pas profiter de cette technologie somme toute passionante ou s’accrocher,et le terme est bien choisi, prendre ce train, ouvrir son esprit à une démarche inhabituelle et profiter de ces opportunités  » révolutionnaires  » pour évoluer, rester dans son temps.

C’est la démarche que j’essaye de suivre, et compte tenu du temps libre dont je dispose maintenant, j’éprouve beaucoup de satisfaction à découvrir toutes ces possibilités de communiquer, de s’impliquer.

Paralléllement à cette réflexion, il ne faut pas occulter la problèmatique de la surpropposition des biens de consommations, la plupart du temps en inadéquation avec le pouvoir d’achat de beaucoup d’entres nous. Ce phénoméne est source de bien des dérapages de la société actuelle, victime à la fois de la surabondance de biens,de la surinformation, faussant la réalité, l’appréhension du développement personnel de chacun.

Dans les boutiques de mon enfance,, il y avait une sorte de yaourt, une sorte de lait ( les vaches font-elles plusieurs sortes de lait ? ), maintenant, en grandes surfaces, il y a dix mètres de linèaires, rien que pour les yaourts ! Et ce, dans tous les différents secteurs de la vente. C’est une spirale sans fin, s’autoalimentant dans une logique économique implacable, au sein de laquelle, l’individu est de plus en plus réduit à son potentiel de productivité. Sa valeur, ses valeurs personnelles ont du mal à s’intégrer, sinon au pris d’efforts psychologiques destructifs.

La production de tous ces biens ne repose plus sur l’homme, elle se définit en termes de marges, elles-mêmes dictées par le marché financier, la réflexion personnelle, l’apport de ses qualités ne se calculent plus qu’en termes de retour sur investissement.

Plus personne n’y échappe, l’artisanat, qui autrefois permettait de s’exprimer, est à son tour, indirectement victime du système social. Il ne reste guère plus que les boulangeries qui se transmettent encore, mais les autres professions disparaissent peu à peu.

Bon, je m’arrête, car, je me connais, avec moi, les histoires finissent toujours mal ! Comme les histoires d’amour ! dirait Catherine Ringer des Rita Mitsouko.

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