ICI, LA ET AILLEURS

mars 31, 2009

Colette Calascione

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 7:26

Comme souvent, c’est à dire par hasard, mais le hasard existe-t-il ? Une rencontre se produit. Quelque soit l’heure de la journée. Un matin. Un soir. Une nuit. Peut-être faut-il être disposé, à un moment donné à recevoir l’univers d’un  artiste. Et quand, j’ai découvert celle-ci ICI, ce blog d’une qualité exceptionnelle, je n’ai pas hésité à vous proposer ces quelques œuvres, mais vous trouverez toutes les autres ICI.

Elle parle de son travail ICI

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mars 13, 2009

Etonnement…

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 10:10

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Reconnais-toi
Cette adorable personne c’est toi
Sous le grand chapeau canotier
Œil
Nez
La bouche
Voici l’ovale de ta figure
Ton cou exquis
Voici enfin l’imparfaite image de ton buste adoré 
                                       vu comme à travers un nuage
Un peu plus bas c’est ton cœur qui bat

Guillaume Apollinaire,

mars 9, 2009

Sans réfléchir….

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 4:01

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A : Amour, amant, AIMANT.

B : barbouiller, BONNE BOUILLE, bonne bouffe, baffe.

C : CORRESPONDANCE, compatibilité, comptabilité, connerie.

D: distance, distribution, DOUTE, dare-dare, désamour.

E : égalité, égoïsme, ESPOIR, empathie, éparpillé.

F : FEMME, femme, flemme, fromage, folie.

G : G, géant, grognement, gémissement, grossissement.

H : homme, hirsute, HACHOIR, hochement de la tête.

I : Ignare, imbécile, inaptitude, inepte, ICÖNE, irrécupérable, e-mail

J : juin, juillet, jardin, joie, jasmin.

K : Knock-out, kopeck, kouglof, krach, karité.

L : linoléum, livre de chevet, lyre, lien, libanais.

M : MENSONGE, mesure, métrique, mimosa.

N : niveau, NON, nombre, nébuleux.

O : ombre, oser, ÔTER, offrir.

P : PARTIR, poser, porte, périmé.

Q : quérir, quiétude, queue, QUAND.

R : rigoler, riper, river, RENDRE, ramper.

S : suer, sortir, SENTIR, sortilège, sens.

T : tentation, tuer, TENIR, tendre.

U : unité, unir, urticaire, USTENSILE.

V : voler, voler, vendre, venir, VETILLE.

W : wagon-citerne, wigwam, WISKHY.

X : Xérès, xylophone, X.

Y : yé-yé, YO-YO, yeux globuleux.

Z : zizou, zip, ZYGOMATIQUE, zéphyr.

mars 6, 2009

Séparation

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 3:23

 

L’automne est arrivé avec ses brumes, ses brouillards et ses premiers frissons. De bonne heure la porte s’est ouverte. Avait-on frappé à la vitre de cette petite porte de la cuisine ? Mais pourquoi donc s’arrêter à un tel détail dans un tel moment ? Est-ce de l’évitement ? Du refus d’accepter une réalité inassimilable ?

Mais, les deux hommes sont là, maintenant. Debout. Immenses. Sombres. Sérieux. Ils emplissent la pièce d’un monde indéfinissable, d’un monde suffisamment éloigné pour que le nôtre, notre monde et le leur n’aient jamais à se rencontrer. Pourtant, ce monde d’ailleurs est là, vainqueur, et va imposer ses volontés.

Pas de paroles. Ou alors, quelques-unes unes, des mots convenus, des mots «  de pas de chez nous « Des mots qui sonnent comme des commandements, comme des proclamations, comme des claquements.

Mais déjà la petite porte de la cuisine s’ouvre pour laisser passer l’adolescent et sa petite valise beige. Tremblements. Fatalité.

La voiture est là. Juste devant la petite porte, à quelques pas, symbole de séparation, de puissance, imposante, à l’image du chauffeur qui, en vain, tente d’exorciser la douleur de celui qui reçoit comme un coup le sentiment d’une cassure sans retour.

Juste un regard pour la petite fille blonde et frêle. Juste un regard qui libère des larmes trop longtemps retenues. Des larmes qui soulagent. Des larmes comme un voile de fin tissu transparent qui s’interposeraient et adouciraient ces secondes empreintes d’une désespérance impuissante.

Un regard bleu qui restera à jamais ancré, un regard bleu qui flottera au fil des années dans la jeune mémoire, comme un fragile nuage ballotté par des vents capricieux dans un ciel parfois complice.

Puis, commence le trajet. Les routes sinueuses découvrant des paysages nouveaux, finalement étonnants.

Les douleurs d’adolescent se parent des découvertes que la vie propose, transformant parfois celles-ci en fardeaux, mais aussi en espoirs jaillissants.

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