Extrait de l’ article de Didier Jacob paru dans le Nouvelobs
Toutes les rentrées littéraires sont marquées par les passages à la télé de quelques écrivains connus dont les écrits sont présentés comme des oeuvres exceptionnelles et qu’il est indispensable de les acheter rapidement sous peine de passer pour un ignorant.Et même si on est pas dupe, le martelage est tel que l’ on peut être amené à penser que tout le monde se précipite dans la première librairie et que l’ on ne peut décemment être le seul à ne pas le faire.
Puis je suis tombé par hasard sur cet article concernant les chiffres de vente de ces ” chefs-d’ oeuvre ” écrits par des auteurs dont l’ assurance de leurs qualités est telle qu’il’s vivent en apesanteur permanente, et dont les lecteurs doivent obligatoirement être confits d’ admiration pour leur personne.
Les professionnels du livre disposent de ces données, via les instituts de sondages (Ipsos, GFK, Edistat), qui pratiquent, au jour le jour, dans des centaines de points de vente, un décompte précis des sorties caisses. La marge d’erreur est faible. C’est le seul thermomètre qui permet de prendre la température de la lecture en France, à toute heure du jour et de la nuit. >>
Bernard-Henri Lévy/Michel Houellebecq : 33925
Catherine Millet : 28469
Christine Angot : 15171
Nina Bouraoui : 6283
Claire Castillon : 5053
Nathalie Rheims : 4837
Olivier Poivre d’Arvor : 3571






