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septembre 29, 2008

L’éloge de rien ( ou l’art d’écrire n’importe quoi )

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 4:39

L’Eloge de rien a paru anonymement, mais on sait qu’il est l’oeuvre d’un certain Louis Coquelet, né à Péronne en 1676 et mort à Paris en 1754. On lui doit également un Eloge de quelque chose dédié à quelqu’un, une Critique de la charlatanerie, un Eloge de la goutte et un autre des femmes méchantes.

Cela fait plusieurs semaines que je voulais écrire sur RIEN. Sur RIEN du tout. Écrire, juste pour mettre des mots l’un après l’autre dans une incohérence totale. Des mots contradictoires, des mots qui s’autodétruisent sans pitié. Mais il n’y a rien à faire, chaque fois que je m’y essaie, je me rends compte que malgré ma volonté farouche ces mots arrivent toujours à dire quelque chose. Oh ! Pas grand-chose et même souvent des âneries, mais à leur lecture on arrive à en saisir un sens si minime soit-il.
Et surtout ne croyez pas que ce soit un exercice facile ! Pas du tout !

Par exemple comment ne pas être élogieux ? C’est impossible !

Exemple :

- Bonjour Madame, ça va ce matin ?

Par cette petite phrase, vous pensez n’avoir RIEN dit d’important alors que vous êtes entré sans le savoir dans le processus de l’éloge et ce, quoique cette dame vous réponde.

Si elle vous répond :

- Ça va, je vous remercie. – C’est que vous avez été élogieux puisque votre question a provoqué en elle un sentiment d’intêret de votre part alors qu’elle ne vous demandait rien.

Et si elle passe son chemin sans répondre, ni même sans vous regarder ( ça arrive, si, si ) vous auriez été dépité et pourquoi ? Tout simplement parce que votre bonjour serait tombé dans le vide et que vous vous seriez dit : – Si j’avais su, je n’aurais RIEN dit à cette bonne femme ! -

Donc vous auriez ressenti du dépit, car sans en être conscient vous avez été élogieux sans retour. On peut donc dire que l’éloge est source de dépit !

On pourrait aussi penser que l’éloge amène l’éloge. Je m’explique : si vous êtes élogieux envers une personne, celle-ci pourvu qu’elle soit doté d’un minimum d’éducation vous répondra par un autre éloge à votre encontre et ainsi de suite. Pour imager ( je sens qu’il y en a besoin ) c’est comme quand vous vous trouvez dans la situation de laisser passer quelqu’un devant vous par politesse, celle-ci s’empresse d’en faire de même et cela peut durer de longues minutes, jusqu’à ce que l’une d’elle céde avec le sentiment, certes caché, qu’elle a perdu la partie.

Donc, faire l’éloge de RIEN n’est pas possible, sauf à ne pas parler ou à ne pas écrire. Rester muet, sans faire un geste, un signe, immobile, car il en faut peu pour que RIEN devienne quelque chose.

Mais je me rends compte que je voulais parler de RIEN, or cela n’a pas été le cas !

Mais comment pourrais-je donc parler de RIEN ?

septembre 28, 2008

Il ne fait pas bon être vieux de nos jours !

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 9:29

Mercredi 24 septembre, 11 h 30, le facteur sonne, d’habitude il pose le courrier dans la boîte aux lettres, il y a donc quelque chose de spécial.

Mon facteur est un jeune homme éternellement triste. L’est-il réellement ?

J’ouvre le portail et le rejoint. Il tient à la main une lettre recommandée adressée à mon épouse. Celle-ci est au travail. Un instant d’hésitation. Doit-il me la faire signer ? Finalement, on se connaît bien et il accepte ma signature.

La réception d’une lettre recommandée est toujours marquée par un moment d’inquiétude et de solitude. Qui peut ainsi adresser une lettre en utilisant ce moyen impliquant inévitablement le destinataire malgré lui.

Au dos de la lettre, je distingue le tampon de l’entreprise de mon épouse.

Quand j’ai cessé mon activité d’artisan, nous avons tous deux retrouvés un emploi de salarié, elle dans une entreprise de taxi-ambulance et moi dans une boulangerie industrielle spécialisée dans le bio. ( bio et industriel ! Bon ! C’est un autre débat ! )

Depuis 6 ans, donc mon épouse travaille dans cette entreprise où elle partage son temps entre des travaux administratifs et des courses en taxi, tâche pour laquelle à 52 ans elle a passé une licence de chauffeur de taxi.

De nature pessimiste, je devine à l’avance ce que contient cette lettre. Je l’ouvre avec difficultés. Je déplie la feuille. Mes yeux refusent de saisir les quelques lignes. Je dois les contraindre pour qu’ils acceptent de déchiffrer les mots qui indiquent à mon épouse, que pour des raisons économiques, l’entreprise doit la licencier et que pour cela on lui propose un entretien le 3 octobre à 9 h.

Ainsi donc, pour parer à ses difficultés économiques, l’entreprise a choisi de licencier la plus âgée de l’entreprise comme ça, arbitrairement.

Voilà, je pourrais à partir de ce fait banal, personnel, me poser la question de savoir ce qu’est devenue cette société qui rejette inexorablement ses vieux.

Cette société qui ne veut plus les voir car ils sont des miroirs dans lesquels chacun a peur d’être dans l’obligation de se regarder.

Ps : veuillez bien me pardonner de cet étalage de ma vie personnelle.

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septembre 26, 2008

Céline

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 2:55

Le destin est-il par essence une inconnue ou est-il la victime de la manipulation des hommes qui le façonne à leur gré ?

Quand on écoute Céline, on est confondu par la simplicité ou l’innocence ou encore le talent de manipulateur de cet homme .

A l’écoute de cette vidéo on pourrait se dire que, définitivement l’homme est un mystère, une énigme indéchiffrable.

septembre 25, 2008

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 6:12

septembre 22, 2008

Blog en panne…

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 2:01

 

Ce blog est décidément en panne. Rien à faire. Il ne veut plus démarrer et comme je ne suis pas doué en mécanique, je tourne autour désespérément sans rien trouver. J’essaie de lire quelque notice, de chercher sur internet une solution, mais rien !

Et même, quand quelquefois il me vient une idée, celle-ci est repoussée par un sentiment d’ ” àquoibon “, sentiment qui il est vrai me visite souvent.

Alors j’attends, patiemment, mais non sans frustration que ce blog veuille bien redémarrer.

Il est à souhaiter que son moteur ne soit pas définitivement grippé et qu’il faille le changer. Faudrait-il alors que ce modèle existe toujours ?

Tout va si vite de nos jours.

Existe-t-il des dépanneurs de blogs…..ou des dépanneuses…?

septembre 20, 2008

choux ?

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 11:58

En juin juillet et août – Ni femme, ni choux.

septembre 19, 2008

Ce blog dort, ne le réveillez pas !

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 7:27

Angoisse

Deux angoisses de l’écriture : ne plus rien avoir à dire,
n’avoir jamais fini de dire.


Constance Debré

septembre 12, 2008

Équilibre…

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 9:16

femme

E QUILIBRE

Q UÊTEUR D’OMBRE.

U TOPIE CONSENTANTE,

I ILLUSION IDEALE.

L ABYRINTHE DU COEUR.

I MAGINAIRE EPERDU,

B ALAYANT LA PEUR.

R ECLAMANT L’AUTRE POUR

E BAUCHER L’AMOUR.

septembre 11, 2008

Correspondance

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 10:57

Monsieur,

J’espère de tout coeur que vous voudrez bien me pardonner pour l’envoi de ce mot, envoi qui croyez-le bien, a demandé beaucoup d’efforts tant son motif me préoccupe.

Le souvenir de notre soirée est encore vif et je tenais à vous dire combien j’ai trouvé votre compagnie fort agréable. Je n’avais depuis longtemps, rencontré d’homme aussi prévenant et ayant autant su me permettre d’exprimer ma féminité. Je suis seule depuis de longues années et votre rencontre au cours de ce dîner a été un merveilleux cadeau de la vie.

J’hésite à aborder le sujet, mais en réalité c’est la raison pour laquelle vous lisez ces lignes. Il concerne la suite de notre soirée, au cours de laquelle , je ne vous le reproche pas, soyez-en assuré, j’ai cédé à des désirs que je croyais refoulés à jamais. Comment avez-vous fait pour les réveiller ? Ne croyez pas que cette question remet en cause votre masculinité, absolument pas. Mais comment avez-vous fait pour prendre ainsi possession de mon corps en l’entraînant dans ce déchaînement d’une sensualité dont même mon imagination pourtant débordante ne soupçonnait l’existence. Et cela en quelques heures seulement. A ces mots, des vagues de chaleur me parcourent et je dois m’arrêter un instant.

Nous sommes séparés depuis quatre jours et pourtant mon corps vibre toujours et ma peau est encore empreinte de la votre. Votre odeur reste présente dans  ma chambre, dans laquelle je ne peux entrer sans revivre ces moments d’extase.

Mais, je m’enflamme et me détourne du motif de mon courrier.

Je voudrais, par ces mots, et avec toutes les précautions que je me dois de prendre envers vous, vous préciser que je ne souhaite pas aller plus avant dans cette relation naissante.

Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis croyante et pratiquante. Dieu est mon refuge permanent et depuis ce fameux jour, mes rapports avec Lui sont devenus tendus et je dois dire presque inexistants et cela je ne peux le supporter. Il faut que je fasse un choix et ce sera celui de Dieu. Je dois retourner vers Lui.

J’implore votre pardon de toutes mes forces. Soyez assuré que je vous garderai pour toujours dans ma mémoire.

Adieu !

septembre 10, 2008

Mes fichiers à moi…

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 2:41

Je devais, ce matin, absolument faire des courses.

J’ai donc pris ma voiture en vérifiant si je n’avais pas oublié mon permis ( 1 FICHIER ), ma carte grise ( 2 FICHIERS ) , mon assurance ( 3 FICHIERS ) et que la vignette de mon contrôle technique était encore valide. ( 4 FICHIERS )

J’ai donc pris la route, non sans, comme prévu depuis plusieurs jours passer au bureau des impôts ( 5  FICHIERS ) pour tenter de réduire mon prélèvement mensuel compte tenu de la réduction de mes revenus pour cause de retraite ( 6 FICHIERS ).

Je suis très prudent, donc je passe devant le radar fixe à l’allure réglementaire afin de pas entrer dans un   7 ième FICHIERS .

J’entre au Géant Casino et surprise,  de charmantes hôtesses me proposent de m’inscrire pour l’opération ” Je scanne et je passe “. Je m’assieds  et une de ces jeunes filles de vert vêtue me demande ma carte de fidélité ( 8 FICHIERS ) et ma carte d’identité ( 9  FICHIERS ) ainsi que ma nouvelle adresse. Elle remplit un formulaire qu’elle va enregistrer ( 10 FICHIERS).

En cette époque parano, je ne peux m’empêcher, chaque fois que je scanne de me dire avec effroi que je vais être fiché pour avoir acheté cette marque de pâtes ou ce morceau de fromage ou encore cette saucisse. Pour les légumes, en ce moment, j’ai tout au jardin. Ouf !

Soudain, au milieu d’un rayon, mon portable sonne ( 11 FICHIERS  ), rien de grave ce n’est que mon épouse qui me demande l’adresse exacte de la banque ( 12 FICHIERS).

J’arrive à la caisse et je règle avec ma carte bleue ( 13 FICHIERS ) et je quitte le magasin.

Je passe dans mon magasin de jardinage et trouve quelques bricoles que je paie et qui, grâce à la carte de fidélité me crédite de points ( 14 FICHIERS ). J’ai la même pour un autre magasin de jardinage de la même marque, mais pas la même gestion alors j’ai une autre carte ( 15 FICHIERS ). J’ajoute à celles-ci une carte Total ( 16 FICHIERS ) ma carte vitale ( 17 FICHIERS ). J’ai aussi une carte de donneur d’organes ( 18 FICHIERS ) heureusement pour moi, celle-ci n’a pas encore servi !

De retour chez moi, je ne peux m’empêcher de voir si mon ordi n’avait pas bougé, abonnement illimité, téléphone, télé et tout et tout ( 19 FICHIERS ). Je passe sur la centaine de fichiers auxquels je dois appartenir avec ou sans mon consentement sur le net.

J’oublie Canalsat ( 20 FICHIERS )

Au courrier, aujourd’hui, une enveloppe colorée m’annonce que j’ai gagné 6321 euros, il me suffit de  coller une vignette pour retirer ce chèque ! ( 21 FICHIERS )

Je vous propose un petit jeu qui consisterait à recenser tous les FICHIERS que j’ai oublié.

Je me dis que la candeur est souvent source de découvertes brutales et quand on ajoute à cela une communication désastreuse, on aboutit à une cacophonie qui oblige les responsables à en effacer la cause, mais non à la supprimer, car c’est comme pour l’ordinateur, les FICHIERS ne sont jamais complètement supprimés.

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