Bien que Limerick soit le nom d’une ville d’Irlande, le limerick, sorte d’épigramme en cinq vers, a vu le jour ne Angleterre, grâce à des recueils anonymes publiés en 1821. Typique de l’esprit de non-sens, magnifiquement lisible à la même époque dans les textes de Lewis Carrol, il connaît son âge d’or au XIX ème siècle.
Je m’y suis donc essayé :
Toute la journée, dans son jardin, Sylvère
La bêche à la main tourne la terre
Tandis que son chien, gros bâtard à poils roux
Assis sur son séant guette le matou,
Mais celui-ci, échaudé ne passe pas la barrière
De l’autre côté de la rue, vivait Marie,
On l’appelait la Marie, elle n’était pas en anaérobie
Quand du haut de son balcon,
Elle sonnait du clairon.
A tous ceux qui ne la connaissaient pas, elle criait : << Vive l’anarchie ! >>
Les poireaux aiment les fraises.
Vous ne le saviez pas ? Je vais vous mettre à l’aise.
Non il ne s’agit pas de manger les poireaux avec des fraises, mais
De les planter les uns à côté des autres et désormais
Vos soupes seront meilleures. Non, ne croyez pas que ce sont des fadaises
Chaque fois qu’il s’asseyait, le grand-père disait : << Aïe ! Aïe ! >>
Et chaque fois qu’il se relevait, il disait : << Allez, au travail ! >>
Mais très vite son genou
Devenu fragile comme un joujou,
Ne voulait plus se plier et très vite le vieil homme rentrait au bercail.
J’ai très bien connu le père Michel
Il était si gros qu’il n’aurait pu monter à l’échelle.
Aussi, il envoyait son apprenti,
Chercher les peaux sous l’appenti.
Des peaux de quoi ? Mais de lapins ! Ma belle !
La soutane du curé, sous le vent,
Se soulevait. Mais impitoyablement
Les rafales se succédaient. Il lui fallait tenir
Aussi son chapeau. Qu’allait-il advenir,
De l’intimité de ce saint homme ? Vite le couvent !




