ICI, LA ET AILLEURS

août 23, 2008

limerick

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 5:57

Bien que Limerick soit le nom d’une ville d’Irlande, le limerick, sorte d’épigramme en cinq vers, a vu le jour ne Angleterre, grâce à des recueils anonymes publiés en 1821. Typique de l’esprit de non-sens, magnifiquement lisible à la même époque dans les textes de Lewis Carrol, il connaît son âge d’or au XIX ème siècle.

Je m’y suis donc essayé :

 

Toute la journée, dans son jardin, Sylvère

La bêche à la main tourne la terre

Tandis que son chien, gros bâtard à poils roux

Assis sur son séant guette le matou,

Mais celui-ci, échaudé ne passe pas la barrière

 

De l’autre côté de la rue, vivait Marie,

On l’appelait la Marie, elle n’était pas en anaérobie

Quand du haut de son balcon,

Elle sonnait du clairon.

A tous ceux qui ne la connaissaient pas, elle criait : << Vive l’anarchie ! >>

 

Les poireaux aiment les fraises.

Vous ne le saviez pas ? Je vais vous mettre à l’aise.

Non il ne s’agit pas de manger les poireaux avec des fraises, mais

De les planter les uns à côté des autres et désormais

Vos soupes seront meilleures. Non, ne croyez pas que ce sont des fadaises

 

Chaque fois qu’il s’asseyait, le grand-père disait : << Aïe ! Aïe ! >>

Et chaque fois qu’il se relevait, il disait : << Allez, au travail ! >>

Mais très vite son genou

Devenu fragile comme un joujou,

Ne voulait plus se plier et très vite le vieil homme rentrait au bercail.

 

J’ai très bien connu le père Michel

Il était si gros qu’il n’aurait pu monter à l’échelle.

Aussi, il envoyait son apprenti,

Chercher les peaux sous l’appenti.

Des peaux de quoi ? Mais de lapins ! Ma belle !

 

La soutane du curé, sous le vent,

Se soulevait. Mais impitoyablement

Les rafales se succédaient. Il lui fallait tenir

Aussi son chapeau. Qu’allait-il advenir,

De l’intimité de ce saint homme ? Vite le couvent !

Publié sur WordPress.