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août 16, 2008

les clichés…

Classé dans : Uncategorized — motpassant @ 3:29

En littérature, il faut éviter les clichés !

Exemple :

Avoir une faim de loup

Une fièvre de cheval

La couleur argentée de la lune

Sonner le glas

Une confiance aveugle

Tremper ses lèvres

Rire aux éclats

Le ressac incessant

Une amitié indéfectible

Pourtant dans tous les livres que j’ai lu,je ne lis que des clichés à l’image de ceux cités ci-dessus.

Qu’est-ce qui fait qu’une expression devient un cliché ?

Est-ce la volonté de renier ce qui a été écrit et qu’il faut sans cesse réinventer l’écriture ?

J’ai à côté de moi ” Germinal ” p. 265, il écrit :

<< Le lendemain, le temps fut superbe, un ciel clair de gelée, une de ces belles journées d’hiver, où la terre dure sonne comme un cristal sous les pieds. >>

Cette phrase n’est-elle faite que de clichés ?

Faut-il pour écrire se poser en permanence la question du style ?

Pour ma part, je suis persuadé que l’expression écrite est une merveilleuse thérapie et que plus on la travaille, plus on se découvre. Une des grandes désespérance de notre époque de soi-disant communication est que le dialogue direct est devenu pratiquement inexistant. Même dans l’enseignement, le dialogue est relégué au profit du sacro-saint programme qu’il faut respecter. Le nombre d’élèves par classe, sa diversité participent aussi à freiner ce dialogue.

Le déficit de l’expression verbale et écrite est  cause de de rejet.

Il suffit de peu de choses pour provoquer une communication et ainsi changer le regard des uns sur les autres.

Et, c’est la raison pour laquelle je me demande s’il est si vital, quand on veut écrire de s’imposer des critères qui freinent la créativité et surtout l’expression.

Je m’interroge parfois sur la pertinence des études des spécialistes de l’analyse des textes écrits par des auteurs qui ont dépassés le temps et dont beaucoup se souviennent de leurs livres avec reconnaissance. Je m’interroge de la même façon sur les digressions des auto-proclamés spécialistes de la peinture. 

 

Malgré tout, j’en profite pour indiquer le lien du site ” Études littéraires ” qui me fait rêver et sur lequel je passerais des journées entières.

Anastrophe : Renversement de l’ordre habituel des mots dans une phrase.

“D’amour mourir me font, belle marquise, vos beaux yeux (Molière)”

Anaphore : Répétition d’un mot ou d’un groupe de mots au début de plusieurs phrase successives, pour insister sur une idée, produire un effet de symétrie.

“Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade (Hugo)”

Circonlocution : Façon de parler qui exprime la pensée de manière indirecte ou imprécise et qui témoigne d’une difficulté à dire.

“Oui. Je parle bien quand j’ai quelque chose à dire. Non pas que j’arrive précisément à dire ce que je veux dire. Malgré moi, je dis tout autre chose. Mais cela je le dis bien.”

Hyperbate : Figure consistant à intervertir l’ordre habituel des mots qui occasionne un allongement de la phrase.

“Le long d’un clair ruisseau buvait une colombe (La Fontaine).”

Périssologie : Procédé de style consistant à répéter plusieurs fois sous diverses formes la même idée, sur laquelle on veut insister.

“Puis-je me permettre de prier Monsieur de bien vouloir m’autoriser à reprendre mes travaux (Vian)”

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