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juillet 29, 2008

au jardin…

Classé dans : Uncategorized — motpassant @ 9:47

Je me souviendrais toujours du jardin de mon grand-père dans les Vosges. C’était un jardin en pente que mes souvenirs idéalisent sûrement. J’ai encore en mémoire les senteurs qu’il dégageait, lorsque, âgé d’une dizaine d’années, je restais assis pendant de longues minutes sur la bordure de pierres chauffées par le soleil d’été.

Je me souviens encore de la couleurs de chaque légumes, mais surtout de chaque fleurs. Les vraies couleurs que les peintres de tous temps s’évertuent à reproduire.

Je me souviens en particulier des glaïeuls colorés, aujourd’hui me semble-t-il un peu en désuétude, mais à l’époque une fleur moderne que tous les jardiniers cueillaient avec précautions pour en faire de magnifiques bouquets.

Et puis, je me souviens aussi de la rangée de groseilliers, des groseilles rouges, noires, des groseilles à maquereaux et encore des cassis.

Je me souviens de ces oeillets d’Inde disséminés dans tout le jardin tels des note de couleurs d’impressioniste.

Ces souvenirs, que j’aurais pu ressentir comme une simple nostalgie bien légitime, m’ont permis de comprendre qu’en fait, mon grand-père, si je ne lui nie pas un certain goût de l’esthétique, construisait son jardin de telle manière que chaque plante, que ce soit un légume ou une fleur soit d’une part complémentaire et d’autre part se protège mutuellement. Pour arriver à cela, il faut des années d’expérience, mais si on a quelque peu la fibre écologique et que l’on veut échapper à une certaine facilité nocive en matière d’environnement, chacun peut trouver au fond de son enfance, un oncle, un grand-père ou même un père qui n’avait pas besoin de Nicolas Hulot pour leur dire ce qui était bon pour la terre et ce qui ne l’était pas. Le business écolo et le  business chimique n’existait pas.

Tout ça pour dire, que cette année, j’ai enfin su comment structurer mon jardin de manière à ce que celui-ci gère lui-même ses prédateurs, m’évitant ainsi d’utiliser des produits tous plus miraculeux les uns que les autres.

Trucs :

- Des fleurs tout autour du jardin.

- Laisser monter en terre un légume de l’année précédente. Celui-ci attirera tout les pucerons. Pour ma part, cette année, j’ai laissé un cardon qui en plus produit une magnifique fleurs violette et dont la tige attire tous les pucerons du jardin. Le cardon est régional, mais vous pouvez laisser un plant de fenouil par exemple.

- Utiliser les tailles des plants de tomates pour éloigner tous les papillons blancs qui dévorent tout ce qui à des feuilles comme les choux.

- Pailler les tomates, les courgettes, les aubergines, les cornichons, les melons, etc… avec de la paille ou de la tonte de gazon. Cette méthode permet de limiter les arrosages. Pour exemple, je n’ai arrosé mes tomates qu’une fois lors de la plantation !

- En revanche arroser à volonté les salades !

- Noter les associations bénéfiques que vous constatez au cours de la saison.

Vous me direz : et les escargots et les limaces, on en fait quoi ?

Alors oui, ça reste un problème, mais après tout ne faut-il pas redonner un peu à la nature ce qu’on lui prend ?

Pour limiter les ravages des ces bestioles, il est important que les abords du jardin soient nets ou même que celui-ci soit entouré d’une bordure en ciment suffisamment haute.

Et puis, je dois l’avouer, je procède régulièrement à un génocide d’escargot !

Le seul produit que j’ai utilisé cette année est la bouillie bordelaise pour traiter mes tomates adolescentes, mais une seule fois

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