ICI, LA ET AILLEURS

juin 29, 2008

les mots bleus…

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 4:53

<< Quand je me lève, en général, je suis plus dans le bonheur que dans le malheur. J’ ai toujours été comme ça. C est une nature. Quand j’ étais petit, j’ habitais en face d ‘une école de filles. Je les regardais derrière le rideau…ça me suffisait. L’ amour, ça a toujours été le plus important pour moi. Même quand j’ étais petit. Je n’ avais pas cinq ans d’ avance à l’ école, mais dans la vie, oui . >>

Christophe.

juin 28, 2008

petite constatation…

Classé dans : poésie — motpassant @ 4:32

Source

Il faut le savoir, parfois, des petits bonheurs discrets, à l’ image des papillons, volètent autour de nous. C’ est pourquoi il faut toujours avoir sur soi un petit filet blanc, jaune ou vert, cela n’ a pas d’ importance.

Surtout ne pas les effrayer, ne pas crier ou faire des gestes trop brusques, car ils sont éphémères.

juin 27, 2008

minou…

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 6:05

Numériser0001

6 heures ce matin.

Derrière le jeune figuier, je creuse sa tombe. A côté de celle de sa mère.

Il souffrait depuis plusieurs jours. De cette souffrance qui rend impuissant. De cette souffrance muette qui fait la force des animaux.

A-t-on su le soigner ? A-t-on fait tout ce que l’ on devait ?

Il avait 16 ans.

A 2 heures, cette nuit, il a cessé de vivre.

Il nous a tant donné.

Je comprends qu’ il est difficile de partager la douleur de la perte d’ un animal, mais j’ ai tellement de peine que j’ ai éprouvé le besoin de l’ écrire sur ce blog.

juin 26, 2008

amour impossible…

Classé dans : gamberges — motpassant @ 3:15

Dès qu’ il sent sa présence. Dès que leur corps se rapprochent. Dès que leur regard se croisent. Chacun imagine la souffrance de l’ autre.

Dès qu’ ils sont seuls. Dès qu’ ils pourraient dire les mots. Dès qu’ ils pourraient se toucher. Chacun imagine les conséquences.

Dès qu’ ils se séparent. Dès qu’ ils ne peuvent plus s’ apercevoir. Dès qu’ ils sont seuls. Chacun imagine la solitude de l’ autre.

Dès que le désir insiste. Dès que l’ image de l’ autre devient charnelle. Dès que la fièvre s’ empare des corps. Chacun imagine l’ abandon.

Ils doivent nier l’ attirance. Ils doivent se conformer aux liens conventionnels.

Permettre aux corps de se retrouver provoquerait un séisme qu’ ils ne sauraient endiguer.

Il regarde ses mains, sa peau…

Elle le regarde quand il ne la voit pas…

Il voudrait la serrer…

Elle voudrait qu’ il lui tende la main…

Il ferme les yeux…

Elle frissonne…

Autour d’ eux, les voix résonnent. La vie se déroule.

Ils retiennent le temps. 

Elle se marie aujourd’hui…avec son fils….

un début…

Classé dans : j'aime... — motpassant @ 9:45

 

Tana D.

juin 24, 2008

amédéo modigliani

Classé dans : peintres — motpassant @ 3:21

Jeanne Hébuterne ( suite )

http://fr.youtube.com/watch?v=5TNMnE-ZwyU

monologue…

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 7:58

C’ est pas possible ! Mais quelle idée de partir aujourd’hui !

Et puis, quelle chaleur !

Tous ces gens sur ce parking, je ne vais jamais oser sortir de ma voiture !

Je ne peux m’ empêcher de revoir l’ image de mes parents, ce matin, quand je suis parti. Mes parents ! Ils auront vraiment tout fait pour m’ offrir, malgré tout,  la possibilité de me construire une vie agréable !

Allez ! Une voiture se colle contre la mienne !

- Monsieur ! Vous pouvez vous décaler un peu ?

- ……….

- Monsieur !

Ah ! Quand même, il se tourne vers moi.

- Pourriez-vous vous décaler un peu pour que je puisse sortir de ma voiture ?

- Pourquoi ?

- Il me faut de la place pour mon fauteuil.

- Bon

Allez, il faut que je décide à sortir. Je n’ arrive pas à m’ habituer à ces regard mi-curieux, mi-étonnés qui m’ observent en coin, chaque fois que je dispose mon fauteuil et que je me glisse dedans. On dirait qu’ ils attendent que je me casse la gueule !

Ce soir, je serai au bord de la mer ! Enfin !

Seul. Hélas. J’ aurais aimé partager ces moments avec une amie. Le temps passe. Je vais avoir quarante ans. Et puis mes parents qui voudraient tant avoir des petits-enfants.

Mais, j’ y crois ! Il faut que je me dise que j’ y crois !

C’ est les vacances ! Il faut que j’ en profite !

Oublier l’ accident ! Oublier le fauteuil ! Oublier la solitude ! Oublier le travail !

Quel programme !

juin 21, 2008

Georges Simenon

Classé dans : littérature — motpassant @ 4:45

Il a vu l’ émission sur la Cinq consacrée à Georges Simenon.

( ici la biographie de Simenon )

Il s’ est installé sous le grand tilleul devant une grande table. Sur celle-ci, il a disposé, devant lui :

- un bloc de papier uni de qualité qu’ il a choisi dans le rayon bimbeloterie de son supermarché.

- une vingtaine de crayons de papier qu’ il a taillé avec soin. Il n’ a pas osé acheter une machine à tailler les crayons, mais il a envisagé de le faire, car tous les crayons doivent être prêts.

- il ne fume pas la pipe, ça lui pose un gros problème, car de même que pour les crayons, pour écrire, il faut une bonne vingtaine de pipes prêtes à être allumées. tant pis, il espère que cela marchera quand même.

- une bouteille de Bordeaux.

- du silence. pas de voix. pas de cris.

Il stresse un peu, car sept jours pour écrire son roman, il pense que cela va faire trop court.

Une autre chose le tracasse et pas la moindre. Simenon aurait ” connu” 10000 femmes. Il n’ a pas encore le vécu de Simenon, il en est à cinq et il ne voit pas comment il pourra remonter ce handicap. S’ il en ” connaissait ” une par jour, à partir d’ aujourd’hui, ce qui lui semble hors de portée, cela ferait 365 par an, 3650 pour 10 ans et 10050 pour 30 ans !

Et puis, s’ agit-il de femmes ” gratuites ” ou ” payantes ” ?. Pour les  ” payantes ” il n’ aura jamais les moyens financiers suffisants et s ‘il doit se tourner vers les ” gratuites ” il lui faudra, il en est sûr, non pas trente ans mais un siècle ou deux !

Il oublie ce point pendant un moment, s’ assied, se concentre, bien que cette histoire reste obstinément dans un coin de sa tête.

Zut ! Il avait oublié la voie ferrée et un train de marchandises chargé de centaines de voitures déboule dans un vacarme étourdissant. Il pense à sa vieille voiture….

Il se saisit d’ un crayon au hasard, le repose et en prend un autre…

Il incline légèrement la feuille sur la gauche et pose entièrement l’ avant-bras sur la table.

En se levant ce matin, il avait une idée, mais celle-ci s’ est envolée sans espoir de retour. Les yeux fixés sur le jardin, il cherche au plus profond de lui l’ éclair  qui va l’ entraîner dans l’ écriture d ‘une histoire qui passionnera sans aucun doute le lecteur, il en est sûr.

Les minutes passent. Ses yeux sont attirés par la bouteille. Sur la feuille blanche, il a noté le jour et la date.

Peut-être qu’ un petit verre d’ alcool le déshiniberait. Il a souvent lu que nombre d’ écrivains avaient besoin d’ artifices pour créer.

Il s’ aperçoit qu’ il a oublié un verre. il se lève et se dirige vers la cuisine, à une cinquantaine de mètres. peut-être n’ aurait-il pas dû s’ installer si loin de la maison.

Il est de retour. Il pose le verre. Attend. Puis, lentement remplit le verre. Il le boit avec solennité, persuadé d’ accomplir un geste qui le guidera vers le succès. Il n’ est pas habitué à l’ alcool et cela, ajouté à la chaleur du soleil de ce début d ‘ été lui fait tourner la tête dans la seconde. Il sent ses résistances céder. Peu à peu, il s’ abandonne.

Il se verse aussitôt un deuxième verre. le choc est moins fort, mais l’ emmène cette fois sur des chemins dont il sait déjà, sans pouvoir l’ empêcher, que l’ issue sera incertaine.

Quelle idée il a eu de s ‘installer à l’ extérieur alors qu ‘il fait 30 °

Son verre se remplit, sans qu’ il en soit conscient. Machinalement, il repousse les feuilles pour ne pas les tacher. Son crayon tombe et la mine bien taillée se casse.

La bouteille est vide, la tête entre les bras, il dort sur la table. Un coup de vent a éparpillé les feuilles vierges qui gisent sur l’ herbe.

C ‘est dans cette position que sa femme le trouve en rentrant du travail.

- Non seulement, tu ne fais rien, mais en plus tu te mets à boire ! Tu parles d’ un écrivain ! Tu vas devoir chercher une autre femme, parce que moi, je m’ en vais !

Il n’ a pas la force de relever la tête, mais les paroles résonnent dans sa tête comme une cloche dans un clocher. Dans un recoin de son cerveau, cependant se glisse l’ idée que cet épisode pourrait être un début de roman…..

Quel talent !

juin 20, 2008

que dire…

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 3:35

Que dire, sauf peut-être qu’il faudrait sortir de nos petits malheurs quotidiens pour comprendre que la vraie détresse existe. Image ” volée ” ici 

cyd charisse

Classé dans : Actualité — motpassant @ 2:22

La belle, très belle Cyd Charisse. Une page de rêve se tourne.  Une de plus.

 

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