ICI, LA ET AILLEURS

mai 31, 2008

samedi matin…

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 12:36

J’aurais tant voulu dormir. Je ne sais pas si vous avez un chat, mais le mien ne fait pas la grasse matinée.

Je sais qu’une fois levée, je ne pourrai plus  me rendormir.

Bon, d’accord aujourd’hui, de toute façon, j’ai un programme plus intéressant avec l’autre gros chat qui est arrivé hier soir.

Deux mois. J’ai déjà l’impression de routine. Est-ce normal, docteur ?

Bah ! On verra !

C‘est curieux, il n’y a pas eu de coup de foudre. Les choses se sont faites naturellement et je n’aime pas ça. J’aime mieux quand les événements s’entrechoquent. J’aime mieux quand il y a de l’action.

Mais là, rien, c’est plat. S’il n’y avait le sexe…..

Hier, un mec m’a draguée, comme ça, dans la rue.

Il m’avait repérée, il a attendu que j’arrive à sa hauteur et ne m’a pas lâché.

Pas lourd. Beau. Grand. Mais que voulez-vous que j’en fasse. Je ne vais pas cumuler, faire du stock pour les mauvais jours !

J’ai accepté de boire un verre.

( Ses yeux brillaient )

Il avait envie.

Je sens les mecs qui ont envie.

Bon, vous me direz, c’est pas difficile.

Mais il y a envie et envie.

Là, c’était presque sain.

Je l’ai laissé sur le trottoir, mais je sais qu’il reviendra.

C‘est toujours la même chose, il va falloir que je prenne une décision.

Pas d’habitude, surtout pas.

Je veux des flammes. Des feux d’artifices.

Le dormeur, de ce matin va devoir apprendre à manier les feux d’artifices, sinon il rejoindra la liste de ceux qui ne m’ont pas assez regardé.

 

motpassant

mai 30, 2008

rencontre…

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 6:15

- Puis-je me joindre à vous ? Elle remarqua une nouvelle fois sa voix douce.

Elle aimait.

- Pas de problème. Dit-elle en faisant un peu de place sur la petite table ronde.

C’était un homme d’une trentaine d’années habillé simplement, mais avec goût. Il avait les yeux rieurs et des grandes mains bronzées. Elle se dit que décidément la journée commençait bien.

- Vous êtes du quartier ? Elle prend l’initiative de la conversation.

- Non, non, je suis de passage pour mon boulot, mais j’ai du temps avant mon prochain rendez-vous, et vous ?

- J’habite à deux pas d’ici.

- C’est bien.

- Qu’est-ce qui est bien ?

- Et bien que vous vous habitiez dans le quartier, mais je reconnais que ma remarque est un peu stupide. C’est le trac sûrement.

- Vous n’avez pas l’air d’avoir le trac pourtant.

- Oh ! Que si, mais je le cache bien et puis vous êtes sympa, alors…

- Alors ?

- Ben, vous êtes sympa, c’est tout !

- Bien je suis sympa, c’est gentil de me le dire.

Elle veut rester sur ses gardes et surtout ne pas se laisser entraîner dans une conversation qu’elle ne dirigerait pas.

- Je ne suis à Paris que depuis quatre mois, je ne suis pas encore habituée à la ville, mais je sens que je vais m’y plaire.

- Je suis de Paris, un vrai parisien, je pourrai vous servir de guide. Au fait, je m’appelle Bruno et vous ?

- Pourquoi pas, on verra. Et moi Charlotte.

- Charlotte…. C’est marrant.

- Qu’est-ce qui est marrant ?

- Mon ex s’appelle Charlotte aussi, étonnant, non ?

- Oui. Bof !

mai 29, 2008

un dimanche matin…

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 12:40
Envisager  de se mettre à la place d’une femme, un exercice que j’apprécie malgré la difficulté :
 
Je me suis réveillée de bonne heure ce dimanche.
Le soleil se faufilait déjà à travers les volets.
Il s’est posé comme des ailes de papillon sur ses épaules.
Je ne m’y fais pas. Ouvrir les yeux et le regarder dormir comme un enfant.
Les garçons sont des enfants, ils resteront toujours des enfants.
Et moi, j’aime les enfants. J’aime m’occuper d’eux. J’aime les caresser.
Mais lui, c’est un enfant un peu particulier. C‘est un enfant qui me donne du plaisir.
Du plaisir de femme, pas de mère.
Et cette nuit, il m’en a donné beaucoup. Longtemps. Fort.
Je lui en ai donné aussi. Beaucoup. Longtemps. Fort.
J’aime le regarder au-dessus de moi.
J’aime me donner à lui. J’aime qu’il aime.
Sa peau est douce. Ses mains me parcourent le corps. Je m’ouvre.
Il m’ouvre. Comme une porte d’une maison magique.
Je le laisse entrer. Je lui ouvre le chemin. Il connaît ce chemin, mais il aime le redécouvrir à chaque fois.
Et c’est en moi qu’il devient homme.
Et je me fais femme. Je deviens femme. La femme.
Je vais vers lui, il vient vers moi. Son sexe transforme le mien en fournaise chaude et humide.
Il sait quand je vais m’envoler, quand je vais crier mon plaisir. Il tente de le retarder, mais mon corps n’est plus que braises que le vent attise.
Et quand le bonheur jaillit, je sais qu’il va me rejoindre.
Le soleil court sur ses cheveux blonds.
Je vais le réveiller doucement.
De ma bouche va de nouveau surgir l’instant magique de l’abandon.

mai 28, 2008

roudneff

Classé dans : peintres — motpassant @ 6:52

En me promenant, comme tous les jours j’ ai découvert cet artiste et j’ ai eu envie de vous le présenter. J’ aime la douceur et le calme que dégage ses toiles. Les tons n’ agressent pas et permettent à chacun de se faire sa propre vision, c’ est comme si l’ artiste proposait au regard un canevas, une trame, offrant ainsi la possibilité, en quelque sorte de participer à son travail.

Le parcours de son site est passionnant et je vous conseille de faire ce voyage, si vous le voulez bien ” comme dirait l’ autre ” !

mai 27, 2008

en une phrase…

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 6:28

De crainte de n’ être pas compris et compte tenu de son âge, le vieil homme, par ailleurs assez sourd d’ une oreille, parle fort et répète à chacun les mêmes histoires issues de son passé d’ agriculteurs dans une époque lointaine où le progrès n’ avait pas encore effacé toutes les traditions qui tissaient les liens entre les habitants de de cette région montagneuse et accidentée, mais surtout de crainte que son entourage ne lasse on sentait qu’ il faisait des efforts pour se renouveler, c’ est alors que dans ses yeux se lisait l’ espérance d’ une surprise qu’ il n’ avait plus, depuis longtemps, suscité chez ses interlocuteurs.

 

 

Sei Shonagon

 

NOTES DE CHEVET – SEI SHÔNAGONDécouverte :

Extrait de ” NOTES DE CHEVET ” de Sei Shônagon ( 11 ième siècle ) Gallimard

Choses qui font battre le coeur :

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer dans un endroit où l’ on fait jouer des enfants.

Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d’ encens.

S’ apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni.

Un bel homme arrêtant sa voiture, dit quelques mots pour annoncer sa visite.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne nous voit, on se sent heureuse, au fond du coeur.

Une nuit où l’ on attend quelqu’un un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’ averse que le vent jette contre la maison.

                            ………………………………..

Ces mots écrits au début du 11 ième siècle m’ apparaissent d’ un modernisme étonnant et démontre que quelque soit l’ époque et le poids des traditions les sentiments humains traversent les siècles en conservant toute leur subtilité.

 

mai 26, 2008

métamorphose

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 7:24

Une fois par an, au moment de l’ équinoxe, ma chambre au lever du jour s’ illumine d’ une lumière blanche éblouissante tellement forte qu’ elle ouvre la fenêtre de laquelle s’ échappe un souffle gigantesque qui va recouvrir toute la vallée.

Sans m’ en rendre compte, je me retrouve emporté par ce vent brillant. Mon corps est devenu une boule noire, luisante, d’ où s’ échappent des volutes de fumées brûlantes.

En quelques secondes, mais comment pourrais-je quantifier ce temps, mon nouveau corps se propulse dans l’ univers d’ où je peux observer les planètes dont certaines sont habitées.

Je peux également modifier mon volume, me rendre invisible, tel une particule. je peux ainsi pénétrer à l’ intérieur des humains et pire encore, lire leurs pensées.

Je peux aussi adopter une forme végétale ou m’ enfoncer dans les profondeurs de la mer.

Chacune de mes manifestations provoque chez les humains des moments d’ inquiétude et des rites pour me conjurer se sont installés au fil des siècles.

Je comprends leurs tourments, car je peux aussi détruire toute la végétation comme je peux aussi faire pousser des fruits ou des légumes d’ une taille démesurée.

Selon les régions ou les planètes, les rites sont différents. certains essaient de m’ amadouer, d’ autres consistent à allumer de grands feux, espérant m’ attirer et me brûler.

D ‘autres encore, et c ‘est nouveau font décoller d ‘immenses fusées. Ils tentent de me localiser et de me détruire, mais en vain, car je suis immatériel et n’ importe quel objet peut passer à travers mon corps sans que je n’ éprouve aucune sensation.

Je dois dire, à la décharge de ceux qui m’ affrontent que je fais rarement du bien et ma maladresse est légendaire. je n’ arrive pas à communiquer mon désir d’ aider les hommes et eux n’ arrivent pas à comprendre ma nature. Comment se comprendre quand on ne se connaît pas ? L ‘inconnu amène plus facilement un sentiment de rejet, voire d’ agressivité. Pourtant mon désir de communiquer est réel, et  sûrement plus grand que dans ma forme humaine. J’ ai tout de même réussi à entrer en contact avec les élèves d’ un collège du sud de l’ Angleterre. Eux, seuls m’ entendent, ils ne me voient pas, mais perçoivent ma présence matérialisée par un souffle léger et sucré. Leurs questions sont curieusement en décalage avec les préoccupations de leur âge. je peux, avec eux évoquer la naissance de l’ univers, ce que sera l’ avenir de la Terre et des autres planètes.

Mon retour à ma forme humaine se fait lentement. Peu à peu, je réintègre mon corps et porté par un vent léger je me retrouve dans ma chambre. Il m’ arrive après mon retour d’ assister à des rites qui me sont consacrés. Ces rites consistent à organiser des fêtes où le défoulement et la crainte se mêlent au point parfois de tomber dans l’ excès, comme dans certaines planètes où l’ on sacrifie des êtres par le feu. Je voudrais les arrêter, leur dire que cela ne sert à rien, mais je me rends compte que les humains  éprouvent le besoin d’ exorciser leurs peurs face à l’ inconnu, face au mystère de leur existence.

Quand le jour se lève, je me réveille doucement, dans le calme.

mai 25, 2008

connerie…

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 7:16

Genre de connerie que l’on trouve sur le net ! Cela démontre la méconnaissance totale de ce qu’a pu être la période nazie et démontre également le délabrement de la conscience politique dans notre pays. Tout est bon pour pleurnicher au mépris de tous ceux qui ont réellement souffert dans leur chair et dont la vie ne tenait qu’à un fil.

Mais l’état d’esprit actuel est tel que toutes les conneries peuvent être prononcées sans réflexion, sans respect et bien entendu motivées par la nécessité de ne pas accepter la politique du pays.

mai 24, 2008

Fraises, sauge et mélisse…

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 3:48

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Epouvantail numérique

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De la sauge

cerise1 003

De la mélisse

mai 21, 2008

www.solidarites.org

Classé dans : Actualité — motpassant @ 11:27

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Fleur de lotus

fleurs

Oiseau de Paradis

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Solidarités

Aide humanitaire d’ urgence.

50, rue Klock- 92110 Clichy

www.solidarites.org

Cette association lutte, en particulier au Darfour pour apporter aux habitants de ces régions un minimum de nourriture et d’ eau.

Vous pouvez signer la pétition ici             

mai 20, 2008

correspondance…

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 6:29

Madame,

Je ne peux résister à l’ envie de vous écrire ce mot.

Celui-ci vous surprendra peut-être, car vous ne me connaissez pas. Nous nous sommes entrevu à l’ occasion d’ un vernissage, la semaine dernière.

Je dois vous avouer que depuis ce jour, vous occupez mes pensées et il fallait absolument que je vous le dise.

Qui êtes-vous ? D’ où venez-vous ? Je ne le sais pas, mais c’ est cette incertitude qui me stimule. Mon désir de découvrir le monde féminin me pousse parfois à agir tel un aventurier avec tous les risques que cela comporte.

Autorisez-moi à me présenter. Je suis un homme de 58 ans, je travaille dans l’ enseignement. Une de mes passions est la peinture et je me félicite que nous ayons déjà un point commun.

J’ aimerais également vous parler aussi de mon autre passion qu’ est le naturisme, mais il me semble préférable d’ atteindre une meilleure connaissance de nous-mêmes pour en parler, si vous le voulez bien.

Je me doute qu’ à ce stade de lecture vous avez, soit envie de rejeter cette lettre, soit envie d’ aller plus avant, ce que je souhaite.

J’ espère également, que ne connaissant pas votre situation, la lecture de ces lignes ne vous mettra pas dans l’ embarras et si c’ est le cas, je ne vous en voudrai pas de l’ interrompre.

Je me dois d’ être honnête et donc de vous dire que ma situation personnelle actuelle n’ est pas des plus stable.

Équilibre, assurance, calme, douceur, c’ est ce que j’ ai perçu chez vous. Votre silhouette élancée, votre style sobre et surtout votre regard ne quittent plus mon esprit.

Je parle beaucoup de moi, mais sachez que mon plus profond désir est de mieux vous connaître et pour cela, se serait pour moi une grande joie de recevoir une réponse, soit par courrier, soit par téléphone.

Et pourquoi pas nous retrouver dans un de mes restaurants préférés. La gastronomie de notre ville est réputée et je me ferais une joie d’ être votre guide dans ce domaine.

Nous pourrions aussi nous retrouver au cours d’ une expo dont je vous ferais parvenir une invitation ?

Je m’ arrête avant d’ être trop insistant.

Me répondrez-vous ?

Peut-être à bientôt

Cet homme est-il sincère ? Est-ce tout simplement un dragueur ? Ou un maladroit ? Ou un naïf ?

A vous de donner votre perception

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