ICI, LA ET AILLEURS

avril 30, 2008

1er mai…

Classé dans : Actualité — motpassant @ 4:22

William Goldstein

 

avril 29, 2008

Femmes d’hier

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 4:22

Il m’arrive, lorsque je retourne chez moi, de visiter la tombe où repose ma grand-mère. Sur cette tombe, dans un médaillon, à peine marqué par le temps, surgit le doux visage d’une jeune femme du début du siècle. Elle me regarde au point que j’ai peine à quitter cet endroit.

Sa beauté, ses yeux bruns, clairs, francs me fascinent, m’hypnotisent. Elle sourit simplement, découvrant de petites dents éclatantes. Sa coiffure d’époque n’atténue pas le modernisme que  dégage sa douce personnalité.

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La colline de Sion

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 7:54

La colline de Sion

 

Cela se passait dans les années soixante. Je m’occupais alors d’un groupe d’enfants et le directeur, un prêtre, nous avait emmené à Sion.

                              Sion est un lieu de pélérinage situé à côté de Vittel dans les Vosges.

                              C’est un endroit posé sur une colline comme il y en a beaucoup dans cette région qui se caractérise par une succession de vallons d’où émergent les villages.

                              De ce lieu, on peut rejoindre une longue allée, bordée de peupliers menant à un monument érigé à la mémoire de Maurice Barrès.

                              J’étais très jeune, préoccupé par beaucoup d’autres choses que la poésie, mais tout au long de cette promenade, je fus, petit à petit, imprégné d’une sensation de quiétude.

                              Ce paysage semblait unique, échappé de l’imagination d’un poète.

                              Les peupliers, tels des guides complices semblaient accompagner les promeneurs et c’est ainsi que j’ai pu vivre ces moments intenses, isolé des mouvements extérieurs et des bavardages des enfants.

                              D’un simple regard, on avait l’impression de survoler la plaine.

Puis, on arrivait à la statue ou au buste, je ne me souviens plus très bien. Sur le visage du poète, on pouvait lire le calme de l’endroit.

Que s’est-il passé ce jour là ? Ce n’était pas physique. Ce n’était pas culturel. Mais inconsciemment, je me suis laissé gagner par la beauté du lieu, par le calme que celui-ci diffusait. C’était au début de l’automne, à l’image d’une peinture impressioniste, les petites feuilles des peupliers aux teintes marrons perdaient peu à peu leurs forces.

Ce moment magique n’a duré que quelques minutes, mais très longtemps après, je suis encore sensible aux frisssons que ce lieu m’a procuré.

Un lieu, une configuration ajouté à une prédisposition passagère peuvent être à l’origine d’un bien-être simple et rare.

avril 27, 2008

Une belle journée !

Classé dans : Images / Réflexion — motpassant @ 5:13

Une glycine,

Une belle journée.  

 

 

avril 23, 2008

Indignation

Classé dans : Actualité — motpassant @ 9:41

Source

Terreur au Zimbabwe
Dans la banlieue d’Harare, la capitale du Zimbabwe, un enfant sanglote, seul dans sa maison. Le pays s’est encore enfoncé davantage dans la terreur depuis que le président Robert Mugabe s’est lancé dans une véritable traque aux opposants. Ceux-ci contestent les résultats des élections.

Il y a des indignations à la mode et d’autres qui ne le sont pas ! 

avril 21, 2008

Dialogue

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 3:23

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Je viens de lire un article qui m’a beaucoup touché car il exprime avec talent l’énigme que nous représentons les uns pour les autres. Qui sommes-nous ? Que voyons nous dans le regard de notre interlocuteur ? Quelles sont les motivations d’un rapprochement entre deux personnes ? Un pessimiste pourrait avancer que celui-ci n’est basé que sur la recherche de sa propre connaissance. Un optimiste pourrait avancer au contraire qu’il est basé sur la confiance réciproque.

Il y existe bien sûr des positions intermédiaires mais que comprenons-nous des paroles de l’autre ? Nous entendons ses paroles à travers le prisme de notre propre histoire qui n’est forcément pas la même que celle de notre vis-à-vis. Ces paroles sont alors transformées pour correspondre à une perception reposant sur l’imaginaire, sur un a priori inévitable.

Je me suis souvent rendu compte qu’en fait, la communication était plus facile lors de contact dont je savais par avance qu’il serait bref. Le fait de savoir qu’il n’impliquera pas d’engagement de ma part me libère alors et me permet alors de recevoir directement des mots dont, dans une situation différente, j’aurais eu tendance à déformer pour les ajuster à ma perception.

 Rares sont les occasions de recueillir des égards dans notre société et quand cela arrive il se déclenche toujours une petite alerte qui nous interroge sur l’origine de ces égards. C’est évidemment une vision pessimiste mais elle est peut-être considérée comme légitime.

 Pourtant la communication est vitale pour l’homme et souvent, par faiblesse ou par intérêt, celui-ci renie ses propres mots pour en entendre d’autres qui lui donneront l’impression d’exister parmi ses semblables. La quiétude se trouve sûrement dans une relation ancienne quand les barrières sont tombées, quand les regards peuvent se confronter sans préjugé, sans pudeur.

 ” Nous sommes lucides. Nous avons remplacé le dialogue par le communiqué.”
 
Albert Camus


 

avril 20, 2008

Mai 68

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 3:18

Mai 68. Rejeté par Sarkozy. Encensé par la gauche. Il faut bien reconnaître que rarement un mouvement a été plus identifié par une tendance politique. Il s’agissait là, comme le dit Cohn-Bendit d’un mouvement essentiellement de gauche en lutte contre la droite de l’époque. Constat que l’on pourrait qualifier de lapalissade.

Une droite au pouvoir depuis trop longtemps, complètement sclérosée, coupée de toutes réalités et qui n’a été sauvée que par la personnalité du Général de Gaulle.

Cependant, mon propos d’aujourd’hui est motivé par une réflexion basique provoquée par tous les commentaires entendus la semaine dernière au sujet de cet anniversaire.

Chacun, me semble-t-il a vécu son mai 68.

 Évidemment, les informations officielles nous transmettent les différentes visions des leaders de ce mouvement, le vécu des habitants des grandes villes où le mouvement s’est exprimé. Pour les uns, il s’agit d’une expérience unique, essentielle pour l’avenir, pour d’autres il s’agit d’un événement important, mais qu’ils n’ont vécu qu’en tant que spectateur et pour d’autres encore, mai 68 a été vécu de façon lointaine, c’est à dire sans bouleversement dans la vie quotidienne, à part le partage d’une ambiance lourde et incertaine,mais vécue avec du recul.

 Il y avait les étudiants, il y avait les grévistes, il y avait les politiques et autour de tout cela il y avait le peuple, principalement en province et chacun en a retenu une expérience différente, différence que le temps a tendance a gommer et a réunir.

J’écoutais Cohn-Bendit sur Canal Plus, cette semaine dire dans son style inchangé depuis quarante ans que mai 68 n’avait fait peur qu’aux ” vieux ” et que d’ailleurs Sarkozy en s’attaquant à mai 68 avait rallié tous les ” vieux “. Il n’a d’ailleurs pas été seul à le dire, les ” vieux ” constituant paraît-il une grande partie de son électorat. N’y a-t-il donc pas de ” vieux” qui ont voté contre Sarkozy ?

 Quelle est donc cette société qui stigmatise une catégorie  ? Être ” vieux ” n’est-il plus le symbole d’une certaine expérience de la vie ? Faudrait-il avoir entre 25 et 45 ans pour être crédible ?

Quelle est donc cette société qui stigmatise les ” jeunes” et les ” vieux “. T’es trop jeune, t’as pas de boulot, t’es trop vieux t’en as encore moins !

Pareil en politique, t’es trop ” jeune” on ne t’écoute pas, t’es trop vieux on t’écoute encore moins !

 Bon, je m’égare encore ! Mon propos était de dire qu’en mai 68 j’étais jeune marié, jeune papa, que j’étais en vacances dans la Drôme et que je mangeais de délicieuses fraises et de délicieuses cerises, ça existait encore !

Désolé, mais voilà comment j’ai vécu mai 68.     

Ps : ce texte n’est qu’une opinion personnelle, toute personnelle !

Je ne souhaite aucune polémique

Cordialement.

avril 19, 2008

La dette

Classé dans : Humeurs et réflexions — motpassant @ 7:34

Prétendre que la volonté de remboursement de la dette publique n’est pas une priorité et que celui-ci serait la cause de la dégradation des services publiques relève d’un raisonnement simpliste. Je ne suis pas un spécialiste de l’économie, loin de là, mais je suis tout de même capable de comprendre en ramenant ce problème à un niveau particulier que plus je cumule de dettes et plus je m’appauvris et non le contraire, car il faudra bien que je rembourse cet argent plus les intérêts. D’où la nécessité de maîtriser cette dette à un niveau supportable par mes revenus.  Mais emprunter pour uniquement rembourser les intérêts de la dette, et c’est ce qui se passe pour la France et pour d’autres pays d’ailleurs est contreproductif et à termes met en péril ces services publiques. La France est dans cette situation et il est urgent de réduire cette dette. Le gouvernement tente de s’atteler à cette tâche , malgré les difficultés techniques ou politiques. Il doit trouver des compromis qu’il est facile de critiquer, en faisant de la démagogie. La dette laissée aux générations futures est bien réelle et n’a rien de commun avec celle que dont nous avons hérité.

Faire de l’humour ou de la dérision avec un sujet aussi grave est dans l’air du temps comme s’il suffisait de cacher un malaise par un sourire. C’est faire du ” Besancenot ” lequel, à chacun de ses passages télé, en quelques minutes a tout résolu.

Curieuse réaction que celle qui consiste à justifier une telle situation pour la préservation d’avantages ou d’habitudes. 

“La succession des déficits favorise l’apparition de nouveaux déficits. En effet, en gonflant la dette, elle provoque un effet “boule de neige”. La dette des administrations publiques s’accroît ainsi selon un processus auto-entretenu, la charge d’intérêt qu’elle produit conduisant à augmenter le déficit et donc à accroître encore l’endettement de l’État, et la charge des intérêts”

 ” À cet instant, la dette publique française est de 1297605636980 € (estimation basée sur les chiffres des dernières années)

Et non, ce n’est malheureusement pas un gag. C’est bien une dette de plus de 1000 milliards d’euros que la France, à l’instar de beaucoup d’autres pays, a accumulé au cours des années. Ce chiffre est tellement hallucinant qu’il faut le comparer à d’autres pour en prendre la mesure:

De nos jours, les experts de tous bords préfèrent le comparer au PIB, le produit intérieur brut: Fin 2004, la dette publique était l’équivalent de 2/3 des ressources produites en France (Non, il n’y a toujours pas de coquille dans ce document). Si on regarde les valeurs brutes, sans en déduire les augmentations du PIB, c’est pire. La dette représente aujourd’hui 4 fois le budget annuel de l’état!

Chaque année, la dette coûte environ 50 milliards d’euros: C’est l’équivalent de 20% du budget de l’état, soit 89% de l’impôt sur le revenu ou encore 140% de l’impôt sur les sociétés qui sert à payer les intérêts de la dette nationale. Pas la dette, hein! Juste les intérêts. Malgré les avertissements répétés de Bruxelles, et des taux d’intérêts qui ont rarement été aussi bas, les choses empirent chaque année. Mais selon la formule consacrée, jusque là, tout va bien…

Si on ramène ce chiffre à la population française, à la naissance, un petit français doit donc déjà 18 000 € à différents “investisseurs”! Ça commence mal pour lui, mais on ne va pas lui confisquer sa tétine… enfin, pour le moment… Après tout, je m’en fous, j’ai pas de mômes. Ça m’est égal que les futures générations passent leurs vies à rembourser les délires de leurs ancêtres. J’espère que vous aussi, vous en profitez bien, hein! Par ce que ça serait quand même assez comique de leur imposer ça pour des prunes.

Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d’euros, alors que nous avons néanmoins payé 1147 milliards d’euros d’intérêts . “

 

http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm

 

Intérêts

” Si nous n’avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d’euros sur les marchés monétaires, c’est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229,15 milliards d’euros début 1980 serait inexistante aujourd’hui.
Car c’est 1176 milliards d’euros d’intérêts que nous avons payé en 27 ans (et nous continuons à raison de près 120 millions d’euros par jour, oui, par jour) aux déjà plus riches, qui d’ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt.. Mais cette monnaie qu’ils nous prêtent, elle est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées … monnaie évidemment payante bien que créée “ex nihilo”, à partir d’une simple ligne d’écriture.

 

Et ces 43 milliards par an sont l’équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 portes-avions “Charles de Gaulle”, ou de 40 000 belles villas sur la Côte d’Azur, ou de l’isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 4 270 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) à 2 380 000 personnes , de trois fois et demi le “trou” de la Sécurité Sociale …

Mais vous pouvez trouver d’autres exemples!  “

 

” Depuis 1973 la France s’est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement ( salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc..) mais s’est obligée à emprunter sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents), ce qui a pour conséquence, comme nous l’avons vu plus haut, qu’au fil des années la dette s’alourdit d’un montant sensiblement égal au “déficit”, qu’il faut couvrir par l’emprunt, c’est-à-dire par l’émission d’obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc). “

 Ps : je ne souhaite aucune polémique, il ne s’agit là que mon opinion et vous avez parfaitement le droit d’être en désaccord. Cordialement.

avril 17, 2008

Tulipes

Classé dans : fleurs — motpassant @ 6:27
Ma première fleur de Rhododendron

avril 16, 2008

Histoire de gazon !

Classé dans : il est des jours... — motpassant @ 4:50

Pourquoi suis esclave de ma tondeuse à gazon laquelle est dotée d’une puissance telle que je suis obligé de courir derrière si je ne veux pas la perdre de vue ! 

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