mars 31, 2008
mars 30, 2008
mars 28, 2008
Mes courses du vendredi
Curieux fonctionnement de mon esprit qui, ce matin, alors que je faisais mes courses comme tous les vendredis, tel un homme moderne et tandis que je naviguais au milieu des rayons m’ a fait repenser au Cantique des Cantiques, je ne veut pas faire là le ” cultivé “, je ne connais que depuis quelques semaines.
Mais cette pensée m’ est peut-être venue alors que poussant mon chariot de consommateur qui se veut averti et ne cédant pas à l’ appel lancinant des ” Folies de l’ anniversaire ” ainsi qu’ à celui des étiquettes colorées qui se balancent lassivement devant des produits sélectionnés, je me suis rendu compte que les hommes seuls faisant leurs courses étaient plutôt rares et et que ceux-ci évoluaient alors dans un monde féminin somme toute agréable et permettant même parfois quelques fantasmes, ainsi, ce matin cette jeune personne au tatouage sur l’ épaule, les cheveux courts m’ a fait regretter de sortir du magasin alors qu’ elle faisait encore la queue au rayon boucherie. Mais pourquoi mange-t-elle de la viande ? Je n’ imagine une belle fille manger de la viande ! Devant ce rayon, il y a en permanence une cinquantaine de personnes qui attendent leur tour, le ticket à la main qui s’ avancent timidement à l’ appel de leur numéro, énoncé par un boucher aux mains rouges qui va les servir sans même les voir. Je ne parle même pas ici du prix de la viande. Je suis toujours étonné de la consommation de viande de nos jours, alors que c’ est un produit cher dont l’ organisme peut se passer sans problème.
Extrait du Cantique des Cantiques
<< Qu’ il me baise des baisers de sa bouche !
Car ton amour vaut mieux que le vin,
Tes parfums ont une odeur suave;
Ton nom est un parfum qui se répand;
C’ est pourquoi les jeunes filles t’ aiment.
Entraîne-moi après toi!
Nous courrons!
Le roi m’ introduit dans ses appartements…
Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi;
Nous célébrerons ton amour plus que le vin.
C’ est avec raison que l’ on t’ aime.
Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, … >>
Calculer la probabilité d’ un événement, toujours anticiper ce qui va arriver amène toujours des blocages. je l’ ai déjà écrit ici, mais j’ avais une grand-mère, disparue depuis longtemps, dont la philosophie était celle-ci : << Ce qui doit arriver arrive >> Évidence confondante reposant sur une grande expérience de l’ exercice de la vie !
“Calculer la probabilité d’ un événement n’ a aucun sens une fois que l’ on sait qu’ il s’ est produit. L’ apparition de la “vie”, celle des dinosaures, celles des Hommes, a résulté d’ un grand nombre de bifurcations dans le cours des processus se déroulant sur notre planète ; chacune de ces bifurcations s’ est produite alors que de nombreuses autres étaient possibles ; chacune avait une probabilité faible, mais il fallait bien qu’ une de ces possibilités se produise.”
(Albert Jacquard / né en 1925 / La science à l’ usage des non-scientifiques / 2003)
J’ aime cette citation qui permet d’ espérer tout en s’ interrogeant sur la quantités de siècles qu’ il faudra surmonter pour arriver enfin aux vérités. J’ ai bien peur que nous n’ ayons pas le temps de les trouver avant la fin.
“Le jour viendra que, par une étude suivie de plusieurs siècles, les choses cachées paraîtront avec évidence, et la postérité s’étonnera que des vérités si claires nous aient échappé.”
(Sénèque / 4-65)
mars 27, 2008
Le verdier d’ Europe
Impatients, ils attendent que je leur donne à manger. Parmi eux, les verdiers que je voulais vous présenter depuis plusieurs jours. Je les aime particulièrement pour leur couleur, leur rondeur, leur apparence calme et sereine.
” Le verdier est un oiseau trapu avec un corps rondelet. Le mâle adulte a les parties supérieures vert-olive, avec les grandes couvertures alaires grises, et les bords des primaires jaune vif, formant une tache jaune bien nette. La même tache se trouve aussi à la base des plumes externes de la queue. Le croupion est jaune.
Les parties inférieures sont jaunes, teintées de gris sur les flancs. Le bas de l’ abdomen est gris clair et le bas-ventre est jaune. La queue fendue est jaune, gris et noir.
La tête est verdâtre, avec les joues grises et un collier gris indistinct. La calotte est gris verdâtre, la face est verdâtre.
Le bec est fort, conique, solide et puissant, de couleur chair. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont roses.
La femelle est plus terne que le mâle, avec les parties supérieures légèrement striées, moins de vert sur le corps, et de jaune sur les ailes et la queue.
Le juvénile est plus terne et plus brun, légèrement strié de foncé dessus et dessous. On peut voir des lisérés jaune pâle sur les primaires et sur les plumes caudales. Vous pouvez lire la suite ici
Les images proviennent de ce site magnifique.
mars 25, 2008
Tibet
C’est avec angoisse que je me décide à parler de ce drame qui occupe l’actualité quotidienne depuis plusieurs semaines.
C’est à celui ou celle qui proposera son initiative pour montrer son indignation face à cette Chine arrogante.
Mais il est trop tard, la Chine arrogante qui d’ailleurs a toujours été persuadée d’être au centre du monde, il suffit de lire l’histoire de la Chine pour comprendre que de tout temps, celle-ci, culturellement a toujours été persuadée d’être la puissance unique et que les quelques pays qu’elle acceptait de recevoir n’étaient que des ” barbares” et devaient se soumettre.
Essais sur la Chine par Simon Leys ( Robert Laffont )
Précis d’ histoire de Chine sous la direction de Bai Shouy ( éditions langues étrangères Beijing )
Histoire de la Chine par Danielle Elisseff ( le grand livre du mois )
La pensée chinoise par Marcel Granet ( Albin Michel )
La tragédie chinoise par Alain Peyrefitte ( Fayard ) et surtout ” l’Empire immobile ” du même auteur et du même éditeur.
Cette méconnaissance de l’état d’esprit chinois a permis à ceux-ci, au fil des années, et en raison de son système politique qui consiste à écraser son peuple et ainsi d’ avoir des coûts de production réduits d’attirer les soi-disants intelligents capitalistes en leur faisant croire qu’ils s’enrichiraient facilement, ce fut peut-être le cas, mais totalement négligeable par rapport à l’enrichissement de ce pays qui ne s’est pas contenté d’en retirer des bénéfices économiques, mais a complètement rendu dépendantes les différentes économies du monde.
Tout le monde a plongé dans la souricière, et il est trop tard, impossible d’en sortir et le drame du Tibet en est l’illustration frappante. Qui plus est, en mettant le problème du Tibet en lumière, cette Chine machiavélique cache toutes les exactions qu’elle fait subir à d’autres régions ou même tout simplement à son peuple.
Quelque soient les différentes initiatives nationales ou individuelles, rien n’ arrêtera plus cette machine infernale que les pays occidentaux ont contribués à mettre en place aveuglés par des perspectives économiques.
Leur aveuglement est tel qu’ils ont offert sur un plateau les Jeux Olympiques avec une naïveté confondante, confortant ainsi les dirigeants chinois dans leur démarche de rouleau compresseur.
Pour elle l’homme n’a aucune importance, la population est tellement nombreuse qu’elle est devenue impersonnelle pour des dirigeants sans scrupules.
mars 24, 2008
Le blog, mon espace de liberté et celle-ci s’ arrête où commence celle des autres.
Je ne sais pas si ce cela ne ressort que de ma vision, il est vrai souvent déformée, je le concède, mais j’ ai l’ impression qu’ avec le temps qui passe, certains blogs, de plus en plus nombreux, se croient investit d’ une mission que je pourrais qualifier de moralisatrice empreinte d’ une certaine paranoïa. Cela me fait penser à l’ époque de la CB démarrée dans un esprit ludique, qui s’ est transformé en groupes de voitures dites de sécurité. Il suffisait d’ installer une antenne de trois mètres de haut et d’ afficher l’ autocollant de son pseudo pour se transformer en un personnage important, indispensable à la sécurité routière. Il y eut également la période paranoïa, pendant laquelle chacun se croyait persécuté par une police répressive.
Certains blogs actuellement suivent le même chemin et détournent un espace de liberté, d’ expression, de découvertes permettant à chacun d’ apporter son expérience, de partager ses goûts pour l’ écriture, la littérature, le cinéma ou même plus simplement de partager la vie quotidienne en un espace paranoïa où chacun se croit écouté ou suivi, en tribune politique, où chacun croit détenir le scoop, alors que celui-ci est dans tous les journaux et dans toutes les télés. Depuis quelques jours le désir de confrontation de ces blogs est alimenté par la nomination d’ une personne chargée d’ analyser ce qui se passe dans l’ internet dont bien sûr les blogs, mais ceux-ci n’ ont retenu que la partie blog et se croient déjà persécutés et c’ est à celui qui sera le plus courageux pour dénoncer cette volonté de l’ État ( Sarkozy, bien sûr ) à les museler. Si ça continue, des barricades vont se dresser !
C’ est à croire que beaucoup ont besoin de conflits, de confrontations pour s’ exprimer. Ils ne peuvent le faire qu’ au travers d’ une soi-disante mission dont ils s’ investissent alors qu’ on ne leur demande rien.
Alors évidemment, on est pas obligé de les lire, il y a suffisamment de blogs pour satisfaire le lecteur, mais c’ est alors que la technique du mélange est apparue. On est est en train, paisiblement de lire des lignes intéressantes, brusquement, surgit sans qu’ on ait pu le prévoir une affirmation polémique qui oblige le lecteur a s’ interrompre et à se demander ce qu’ il fait là. Celui-ci se retrouve soudain sur un chemin de pierres, alors qu’ il se croyait sur un chemin de sable fin !
Le sommet de cette dérive est l’ organisation de manifestations comme ” La république des blogs ” ou une autre manifestation qui utilise le mot “gouvernement” avec ministres et tout et tout. Il y a aussi les festivals des blogs ! Tout pareil qu’ à l’ époque de la CB qui a entraîné des “luttes de pouvoir” pour finalement disparaître corps et biens.
La politique comme la religion est une affaire personnelle que l’ on exerce dans des lieux précis, dans des condition précises. S’ imaginer, qu’ impunément on puisse s’ étaler comme ça sur un espace de liberté exceptionnel c’ est attenter à celui-ci et risquer de le détruire.
mars 21, 2008
mars 20, 2008
Apparence
Elle s’ appelle Sarah ou Elodie, en fait ça n’ a aucune importance, ce pourrait être aussi Bernard ou Tom, quelle importance. Non, l’ importance c’ est de paraître cool, en fait de paraître tout court.
C’ est alors qu’ on peut entendre des expressions comme : << Oh ! moi, vous savez, je ne me prends pas le chou >> Je ne me prends pas le chou ? Curieuse expression, j’ en chercherai l’ origine un autre jour.
Ne pas laisser voir que l’ on est triste, que cela pourrait aller mieux, que l’ on a des difficultés financières, même si on a défilé l’ après-midi pour le pouvoir d’ achat.
D’ ailleurs les défilés, les manifestations sont remplies de gens qui rient, qui se déguisent.
Un examen raté, une élection manquée, une rupture, fi de tout cela, d ‘une part la faute provient des autres , d’ autre part et finalement ce n’ était pas si important.
Surtout ne pas laisser paraître une once de déception en société, ne pas se remettre en cause quitte à tomber dans l’ excès inverse dans l’ intimité du foyer ou dans sa solitude.
Il est impératif de se présenter sous son meilleur jour, feindre de comprendre ce qui souvent ne peut l’ être car émis par quelqu’un un qui lui-même ne comprend pas ce qu’ il dit et feint aussi, feindre d’ être dans le ” coup ” feindre sa faculté d’ adaptation. Rester absolument dans le groupe, ne pas se faire rejeter à cause d’ une éventuelle prise de position ” osée “. Retenir ses mots, les effacer, les taire et plutôt approuver la parole extérieure.
Être soi-même, devient le risque suprême, car c’ est s ‘extraire d’ un moule qu’ il devient de plus en plus difficile d’ ouvrir.
mars 18, 2008
Suite de l’ histoire
La rencontre avec les beaux-parents fut inévitable, mais rien n’ aurait pu troubler la beauté de cette journée, ni elle, petite, nerveuse, inquiète, ni lui, méprisant, ne pouvant se résoudre à porter son regard sur moi.
Quelques heures auparavant, j’ avais ” enlevé ” leur fille.
Ils avaient roulé depuis Paris .
Ils arrivaient du 16 ème pour se retrouver dans ce pays perdu au fond de la forêt vosgienne, cette situation ne pouvait prêter qu’ à sourire.
Les années, les enfants permirent d’ atténuer un malaise qui ne disparut jamais complètement. La différence était trop grande, elle aurait remis en cause trop de certitudes.
Les hommes sont ainsi fait que dans certaines circonstances il n’ est pas possible qu’ ils se rejoignent.
mars 17, 2008
Une histoire
La voiture a roulé toute la nuit, nous emportant vers ce qui allait être notre nouvelle vie. Au petit matin de ce jour d’ été le prêtre nous attendait dans la petite chapelle.
C’ était un homme jovial, le visage rouge avec des grosses mains. Il m’ avait recueilli comme des dizaines d’ autres jeunes dans son foyer. Il fallait que la cérémonie se déroule très vite avant que les parents de ma future femme arrivent.
Je ne les connaissais pas, ils ne me connaissaient pas non plus, j’ ai pu ainsi les croiser au détour d’ un couloir alors que le mariage avait eu lieu. Il était trop tard pour faire quelque chose. La jeunesse permet d’ apprécier un tel moment comme une aventure.
Dans le petit réfectoire, deux cuisinières à l’ accent du sud avait, en secret, préparé un repas de fête. Elles sont toujours dans ma mémoire.
Le prêtre s’ amusait du bon tour qu’ il venait de jouer. Il aurait fait n’ importe quoi pour ses jeunes, lesquels se laissaient gagner par l’ atmosphère joyeuse qui s’ était installée.


























