ICI, LA ET AILLEURS

septembre 30, 2007

Le coltan

Classé dans : Actualité — motpassant @ 10:25

Je vais faire mon intelligent et tenter de vous coller ! Connaissez-vous le coltan  ?  

Je vois à vos mines soucieuses que je vous ai collé ! Oh ! Je le sais, il y aura toujours le costaud qui ne se laisse pas avoir et qui va vous débiter d’un trait ce qu’est ce coltan, son utilité, son origine.

 Je dois vous dire que jusqu’à ce matin, sous ma douche, je n’avais jamais entendu parler de ce minerai. Et oui, c’est un minerai (  Colombo-Tantale ). Curieux qu’une matière première évoque à la fois un jazzman, un supplice et un détective, mais trêve de plaisanterie car cette matière première est la source de millions de morts ( rien que çà ) et devinez où ? En Afrique, bien sûr ! 

On n’a jamais vu dans notre monde occidental, mourir des millions de personnes pour un minerai, même si les mines de charbon ont fait leurs parts de dégâts. 

Le coltan est un minerai très recherché parce qu’il entre dans la fabrication des puces des téléphones, les condensateurs d’ordinateurs. C’est dire si ce minerai est recherché. Le Coltan est un métal radioactif, qui contient de l’uranium en “petites” doses. Etant donné sa richesse relative en uranium -238 et en thorium -232, les niveaux de radioactivité en contact avec les fûts (200l) dans lesquels ce minerai est généralement transporté sont sensiblement supérieurs (1 à 20 µSv/h) à ceux du cadre naturel (en Belgique, en moyenne 60 nSv/h à ciel ouvert). 

Mais si cela vous intéresse, vous pouvez vous rendre ici

septembre 29, 2007

Il y a des jours où…

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 11:43

Non, ne croyez surtout pas que j’écris cette note le cerveau remplit de ressentiment. Chacun a son propre parcours lequel, la plupart du temps se déroule en fonction d’une sociologie qui, comme à la roulette russe, permet aux uns ce qu’elles refusent aux autres.

Et ces autres-là ont bien du mal, quand ils en éprouvent la nécessité, à rattraper les premiers, lesquels ont put, grâce à leur avance faire fructifier celle-ci.

Un handicap se comble rarement et si par un hasard extraordinaire celui-ci se comble et que le retardataire rejoint les premiers, il doit souvent justifier cette volonté ou alors la cacher car, il sait qu’il ne sera pas accepté parmi ceux qui  » savent « .

Alors que doit faire celui qui éprouve le besoin vital de rejoindre les étoiles ?

Il risque de s’y brûler, tel Icare.

Il risque le ridicule.

Il risque surtout la négation de ce qu’il désire ardemment.

Il a beau sauter «  d’intelligence «  en intelligence « .

Il a beau passer et repasser devant les détenteurs de savoir, ceux-ci ne le voient pas car, ils sont très occupés par cette suffisance que donne le «  savoir « .

Mais il insiste et ne peut accepter sa condition, alors il biaise, il contourne, simule.

Parce que le «  savoir «  va de pair avec le matériel.

Le savoir «  joue au golf « 

Pouvez-vous imaginer une partie de golf sans expression du «  savoir « ? Non, même sur un 9 trous, alors sur 18, vous pensez !

Oh ! Je vois que vous vous dîtes : – Mais que se passe-t-il ? Quelle mouche l’a donc piqué ?

Et bien oui, j’ai été piqué ce matin !

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ce matin on a pas voulu que je rejoigne ce monde de la connaissance. D’un simple clic, on m’a fermé la porte au nez.

Oh ! La personne qui a fermé cette porte est une personne très gentille. Très comme il faut. Très détentrice de «  savoir « 

Sommité de la littérature.

Grande prêtresse de la qualité de l’écriture.

Humaniste sélective. Oui, cela existe. Tout existe dans ce monde.

Et puis m’est venu, tel un rayon de soleil, le réconfort grâce à la lecture, il a quelques mois du magnifique de Muriel Barbéry «  L’élégance du hérisson « .

Ce livre en tête des ventes depuis un an prouve que je ne suis pas seul lutter contre l’ostracisme, que je ne suis pas le seul à essayer de gravir les sommets de l’Olympe. Je pense à Renée, la principale héroïne de ce roman, La concierge Renée, si concierge, mais si belle par sa connaissance de l’âme humaine.

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« ”Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. »

septembre 28, 2007

Ensemble…

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 2:29

C‘est un long cheminement qui peut durer des années. Ce fût son cas. Ce cheminement a été son refuge paradoxal. Un refuge dont la particularité est d’éloigner toute réalité. Car il faut nier la réalité. Nier le fait de respirer. Nier le fait de regarder. Les yeux ne voient plus, ne regardent plus.

Les yeux se préparent au départ en s’éloignant de ceux qui pourraient les réveiller à la vie.

La décision se prend sereinement. Calmement. Cette décision amène avec elle une sorte de torpeur bienveillante.

Le mal semble vaincu. Il ne pourra rien faire contre le destin.

Les gestes sont précis. Nouveaux. Comme les premiers gestes de l’homme qui vient de naître. Point de tremblement.

Il faut se préparer. Le moment est venu. Ne rien oublier. Partir en paix.

La douleur des autres effleure à peine l’esprit de celui qui n’a plus la force de lutter. Il laisse tout de même quelques traces, quelques lignes sur une feuille blanche bien en évidence.

Il lui faut s’habiller. Faire encore ce petit effort de réflexion.

Il lui faut décider de l’endroit. Du moment. De l’heure.

Depuis longtemps, il sait comment.

C‘est une longue préparation, car les options sont multiples.

Pas de souffrance. Cela suffit.

Non, un départ calme et rapide.

Quand le moment arrive, quand la minute arrive, quand la seconde arrive, il lève une dernière fois des yeux qui déjà sont éteints.

Et puis, plus rien.


Quatre personnes d’une même famille se sont pendues en même temps, ensemble.

Quatre drames de la solitude de notre monde.

Quatre personnes victimes du non-regard. De la non-écoute.

Quatre personnes victimes du moi-d’abord.

Quatre personnes victimes du moi-aussi-j’ai-des-problèmes-j’en-fait-pas-une-maladie.



FRIDA KHALO

Classé dans : peintres — motpassant @ 9:32

Frida Kahlo était une peintre mexicaine mondialement connue avec son mari Diego Rivera. Née en 1907, elle joue un rôle important pour le mouvement artistique mexicain de l’époque.

Elle décide dès son jeune âge, qu’elle ne veut pas suivre le même parcours que les autres femmes mexicaines. Elle a un désir de voyage, d’étudier, elle veut la liberté et le plaisir….

septembre 27, 2007

Manifestation

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 5:15

Si j’en crois les présages et il faut toujours croire les présages, nous allons assister à de nombreuses manifestations du peuple qui aura été honteusement trompé pendant ces derniers mois malgré les nombreux avertissements des gens bien informés.

Je me suis toujours demandé comment faisaient les gens pour être si perspicaces en matière de désenchantement. Mais là n’est pas le sujet.

Le sujet du jour concerne le déroulement des manifestations ( je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas, qu’il y aura une manifestation le 18 octobre ).

Mais je ne voudrais pas là, m’immiscer dans les différentes raisons de cette grève, je voudrais, en restant à ma place, rassurez-vous, comprendre certains comportements.

Les changements de comportements des individus à l’intérieur d’une foule sont connus et même étudiés par des chercheurs compétents. ( On peut se rendre compte qu’ils cherchent, si vous allez sur le lien ).Mais pourquoi et par quel instinct soudain une personne, bien de sa personne, sérieux dans son travail, aimant femme et enfants, se transforme-t-il en sapin de Noël en se parsemant tout le corps d’autocollants, en s’affublant d’un masque de Sarkozy et en soufflant dans une trompette, instrument qui ne lui sert que ces jours là, tout cela pour exprimer une revendication dont le plus grand sérieux devrait être de mise.

Qui est donc cet autre homme qui pousse un cercueil en carton ou brandit une effigie de la personnalité soumise à la vindicte de la foule ?

Et cette foule qui chante des refrains dont la rime est plus riche que son porte-feuille.

Pourtant les sujets sont sérieux, graves, les préoccupations sont réelles et les manifestants sont pour la plupart joyeux, comme s’ils passaient une bonne journée entre copains !

Alors là, je dis non ! Une manifestation devrait être justement la manifestation d’une tristesse réelle, d’un désarroi que l’on désire montrer aux autorités !

Pourquoi ne pas organiser une manifestation triste, avec des visages tristes sur lesquels on aurait peint des larmes. Une manifestation silencieuse. Pas un mot. Juste une pancarte en tête.

Vous imaginez alors les interrogations du patronat ou des politiques ! Que faire, face à tous ces gens en larmes, il doit y avoir réellement un problème, s’ils sont si malheureux !

Ecoutons-les avant qu’il ne soit trop tard !

A l’inverse quel crédit peut-on obtenir si le défilé n’est que chants et trompettes, accompagnées de saucisses et de merguez ?

Si on isole un manifestant et qu’on lui demande d’exposer seul ses préoccupations à son patron ou au Président de la République, va-t-il arriver déguisé, chantant tout en dévorant un sandwich ?

Pour une manifestation l’attitude devrait être la même. Quel résultat, une foule bon enfant peut obtenir ?

Bon, je me suis encore mêlé de ce qui ne me regarde pas !

septembre 26, 2007

La reconnaissance

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 1:44

Être reconnu en tant que personne faisant partie d’une société dans laquelle elle vit peut paraitre une évidence et doit être une évidence.


Mais qu’en est-il réellement aujourd’hui ? Je suis de plus en plus frappé par ce je pourrais appeler le désarroi de beaucoup d’entres-nous. Le désarroi, le mot n’est pas trop fort pour illustrer les réactions des français sur leur vie quotidienne, sur la politique, sur leur avenir, sur leur profession.
Toutes les composantes de la construction de la vie sont touchées.
Qu’il s’agisse des jeunes qui consciemment ou pas ne sont plus concernés par la passé et délaissent ainsi de nombreuses valeurs que leurs prédécesseurs ont essayés de préserver tant bien que mal.
Qu’il s’agisse des parents, lesquels pris entre deux feux, celui d’éduquer leurs enfants et celui de se construire eux-mêmes dans la tourmente économique de notre époque.
Qu’il s’agisse des anciens que le monde actif relègue au nom de la technologie ou d’idées « dépassées « .
Et surtout qu’il s’agisse du monde de l’entreprise emportée dans une tourmente mondiale qui tente de justifier la maléabilité des salariés.


Toutes ces composantes ne laissent plus pace à la reconnaissance.


Pourtant c’est sur celle-ci que repose l’équilibre, la conscience de l’apport que l’on peut faire à la société.
La reconnaissance au mérite n’est pas un élément de reconnaissance. Vouloir récompenser pécuniairement le mérite ne peut entrainer que des ressentiments. Qui va définir le degré de mérite de tel ou tel ? Cela ne peut entraîner qu’une pression supplémentaire, car cela ne peut se faire que dans la subjectivité.
Nul besoin d’argent pour la reconnaissance. La valeur de celle-ci se suffit à elle-même et permet à l’individu d’exister parmi les autres.


A quoi bon donner de l’argent à un salarié tandis qu’en même temps on dévalorise sa personnalité par une exploitation physique et morale ?
A quoi bon le distinguer au mérite pendant qu’en même temps on démérite d’autres ?
Il est plus facile pour un employeur de désigner quelqu’un au mérite que de lui exprimer sa reconnaissance pour un travail bien fait.


Il semble qu’actuellement que pour un employeur, exprimer sa reconnaissance à son employé c’est entamer son potentiel d’autorité, tout préoccupé qu’il est de détenir seul le savoir.
J’espère que vous voudrez bien me pardonner de citer un exemple personnel. J’ai été engagé à 54 ans dans une entreprise dont le propriétaire et donc mon employeur était beaucoup plus jeune que moi, mais surtout totalement incompétent dans la profession.


La conséquence était que toutes mes convictions professionnelles basées sur une solide expérience ne suffisaient pas à le convaincre. Il préférait s’en remettre à des notions fumeuses de marketing qui lui permettait de « retrouver « une autorité qu’il croyait menacée. Ce qui bien entendu n’était pas le cas. Bien au contraire car, l’expression de reconnaissance envers quelqu’un entraine en retour la même reconnaissance parce que cela se situe au niveau de l’individu et non au niveau de l’individu « économique « .


Le mérite s’exprime en terme financier ou de récompense alors que la reconnaissance s’exprime en terme de sentiments.
Il s’agit là d’une différence fondamentale qui privent les hommes d’une ressource psychique nécessaire pour son évolution.


septembre 24, 2007

L’APPEL DU 24 SEPTEMBRE

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges — motpassant @ 2:46

300px-ma178788.1190638211.jpg  Marie-Antoinette avant la tête coupée.

200px-louis_xvi.1190638181.jpg le Roi, également avant la tête coupée. Je n’ai pas trouvé de photo après la tête coupée, ni sur Google, ni sur Wikipédia 

La France est en faillite ! La démocratie s’est transformée en royauté ! Les riches sont de plus en plus riches ! Et bien sûr les pauvres de plus en plus pauvres ! Le moral des Français est au plus bas !

Apparemment aucune issue ne se dessine à l’horizon ! Les communistes sont ont au plus bas, eux aussi ! On ne peut plus compter sur eux !

Le P.S je ne vous dis pas, ma brave dame !

Alors que faire ?

Que dire ?

Je ne vois qu’une solution !

Bon, je vais prendre quelques précautions d’usage pour vous dire ce que j’ai à vous dire, parce que l’heure est grave ! Peut-être suis-je atteint de défaitisme aigu, affection qui se manifeste en particulier si on lit trop de blogs ou si on écoute trop les informations et les débats politiques ! Il se trouve que je rentre tout à fait dans ce schéma. J’essaie bien de me désintoxiquer en faisant des retraites dans mon jardin, mais rien n’y fait !

Je ne vois donc qu’une solution pour que la France sorte enfin de son marasme programmé par certains et redouté par d’autres.

Mais qu’est-ce donc que cette solution ?

LA REVOLUTION ! LA REVOLUTION !

Toutes les conditions sont réunies !

Mais oui, réfléchissez bien.

Quelle différence y-a-t-il entre Sarkozy et Louis XVI ? Aucune ! Les deux aiment l’horlogerie. L’un les montres en général et pour l’autre les montres Rollex en particulier.

Les deux sont au courant des mécontentements, mais aucun ne fait mine de comprendre, au contraire les deux persévèrent à côtoyer les riches, provoquant la colère du peuple.

Les deux ont des problèmes avec le prix du pain qui augmente de jour en jour.

Les deux… Ah, non, là ça ne marche pas. L’un mesurait 1m90, l’autre……

Les deux ont leur cour bien fournie.

Et la Reine, me direz-vous ?

Ben, c’est pareil !

Elles ( Cécilia et la Reine, je précise pour ceux qui n’auraient pas compris ) aiment toutes les deux le luxe !

Elles ont des bonnes copines !

Elles dominent leurs maris, j’vous raconte pas !

Bon, je n’appelle pas à couper des têtes, mais j’appelle à la révolution !

Parce que j’en ai marre de lire toutes ces critiques sur les dirigeants !

Il faut agir !

Donc, la seule issue c’est la REVOLUTION !

Je propose donc à tous ceux qui pensent comme moi de se mobiliser pour qu’enfin les choses changent !!

septembre 23, 2007

PRECARITE

Classé dans : 6. Réflexions et autres gamberges, Non classé — motpassant @ 4:37

Définition de Wikipédia : « La précarité se définit comme une très forte incertitude quant aux chances de conserver ou récupérer une situation acceptable dans un avenir proche. C’est une notion fortement subjective et relative, puisqu’elle est définie par rapport à ce qu’on peut considérer comme une “situation acceptable”, par rapport à une société donnée. La précarité est perçue et définie différemment d’une culture à l’autre. Les facteurs influençant la perception d’une situation de précarité sont étudiés dans de nombreux domaines en sciences sociales. »« En France, un arrêté de 1992 a défini 5 catégories de personnes en situation de précarité : chômeurs, bénéficiaires du RMI, titulaires d’un contrat emploi solidarité, personnes sans domicile fixe, jeunes âgés de 16 à 25 ans exclus du milieu scolaire et engagés dans un processus d’insertion professionnelle. »

La précarité est définie par rapport à ce qu’on peut considérer ” une situation acceptable “, par rapport à une société donnée. Cette phrase illustre bien cette situation que chacun redoute. ” Que chacun redoute “.

Si l’on se réfère à la période de l’après-guerre jusqu’à nos jours, on est obligé de faire le constat que la précarité a augmenté au fur et à mesure du développement industriel. Loin d’avoir apporté la quiétude qu’aurait dû générer une économie de marché, et alors qu’elle ne concernait qu’une faible partie de la population elle s’est répandue sur l’ensemble des salariés, toutes catégories confondues, touchant même les commerçants, artisans et bien sûr les retraités.

Le développement des technologies laisse sur le bord de la route de plus en plus de monde, sans possibilité de faire marche arrière.

C‘est ainsi que l’on retrouve dans la rue, des personnes issues de toutes les catégories.

La précarité est, si j’ose dire, devenue un statut au sein duquel les personnes concernées tentent de se frayer un chemin parmi toutes les structures, les aides diverses sensées les aider. Et ce contexte est créateur, à son tour, de ruptures, de jalousies, les uns fustigeant les «  profiteurs « les autres les «  fainéants « .

Cette société devenue technologique, non contente de créer cette précarité a également détruit le tissu social, les liens entre les hommes se sont distendus, le chacun pour soi est devenu la règle. La rivalité, la lutte pour rester sur la route entraîne la population dans une sorte d’égoïsme non consenti, un égoïsme permettant de ne pas regarder à côté, un égoïsme devenu «  culturel « .

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 4 novembre 2003.

PROPOSITION DE LOI

Contre la précarité de l’emploi.

La précarité de l’emploi, est dans la nature du capitalisme. Il lui faut disposer comme bon lui semble des forces de travail, les utiliser, les rejeter et maintenir un volant de chômeurs permettant de peser en permanence sur les salaires et les conditions de travail. Tout au long du XIXe siècle, ce principe est mis en œuvre de manière totalement débridée. C’est l’époque des journaliers à 16 heures par jour lorsqu’ils trouvent à s’employer et réduits à la misère quand ils sont rejetés.

La précarité ne fait-elle pas partie de la destinée de l’homme ? Peut-on considérer que la société doit le prendre en charge ? L’entreprise a-t-elle l’obligation d’apporter aux hommes la sécurité financière ? Ces questions, volontairement provocatrices peuvent-elles être justifiées ?Il est évident que non.

<< Le recours aux formes d’emploi les plus précaires ne cesse d’augmenter. De 100 000 intérimaires en 1967 on en est à 1 500 000 ( 2006 ) . Si on totalise intérimaires, CDD, CES, emplois jeunes, contrats de qualification, d’adaptation, temps partiels subis, etc… ce sont 4 000 000 de personnes qui sont touchées et, si on y ajoute celles qui sont totalement privées d’emploi, 7 000 000 de personnes sont directement touchées par l’absence d’emploi ou le sous-emploi. Chez les jeunes de moins de 25 ans, la précarité est devenue la règle, en particulier pour les moins qualifiés.>>

L’entreprise ne peut se concevoir sans salariés. L’homme est-il capable de se réaliser seul, de valoriser son savoir, ses capacités ? Peut-on rêver d’une société au sein de laquelle chacun apporterait sa pierre, mais ne dépendrait pas d’elle.C‘est une utopie sur laquelle je reviens souvent, mais hélas, c’est réellement une utopie, et ce n’est pas les quelques tentatives dans le monde* qui apporteront des solutions. La société ne peut fonctionner que sur une base relationnelle et non sur l’économie. Noëlle Burgi a écrit cet article au sujet du désir qui intervient dans l’accomplissement de sa profession :

( 1 )

« pourquoi le désir n’a-t-il pas toujours suffisamment de force pour engager ces populations-là sur des itinéraires orientés susceptibles de les conduire vers une « autoréalisation individuelle », au sens d’Axel Honneth «

 Axel Honneth qui écrit ceci, à propos de la reconnaissance :

 »les individus ne se constituent en personnes que lorsqu’ils apprennent à s’envisager eux-mêmes, à partir du point de vue d’un ‘autrui’ approbateur ou encourageant, comme des êtres dotés de qualités et de capacités positives. L’étendue de telles qualités, et donc le degré de cette relation positive à soi-même, s’accroît avec chaque nouvelle forme de reconnaissance que l’individu peut s’appliquer à lui-même en tant que sujet ».

Le désir est intimement lié à la reconnaissance de l’autre. Quand on a cassé ces deux composantes de la vie on perd pied, on entre dans le doute, on perd toute motivation et commence alors, paradoxalement grâce aux aides diverses, une descente qui demande beaucoup d’efforts et de soutiens pour remonter la pente. Le fléau actuel est l’absence de reconnaissance. L’homme n’est plus considéré en tant qu’acteur, au sein d’une entreprise, mais comme un objet. Le regard de l’entreprise sur le salarié est le même regard que l’on porte sur un objet.

Cette reconnaissance a également du mal à se retrouver dans le milieu familial, la pression est si forte que l’on pare au plus pressé, laissant de côté des valeurs pourtant indispensables à un bon équilibre.

Paradoxalement, là où le capitalisme n’a pas encore pu s’appliquer dans toute sa rigueur cette reconnaissance demeure comme dans les pays en voie de développement.

Le capitalisme a tout écrasé sur son passage et il sera bien difficile de faire machine arrière, sinon impossible.

Les différentes politiques appliquées dans le monde ne permettent pas de dire que l’une est meilleure que l’autre.

Sites relatifs à la précarité :

( 1 ) Equilibre précaire

( 2 )( 3 )

( 4 )

( 5 )

L’ETRANGER

Classé dans : poéme — motpassant @ 9:29

L’ÉTRANGER

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère?

- Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.

- Tes amis ?

- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.

- Ta patrie ?

- J’ignore sous quelle latitude elle est située.

- La beauté ?

- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

- L’or ?

- Je le hais comme vous haïssez Dieu.

- Eh ! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

- J’aime les nuages… les nuages qui passent là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

Charles BAUDELAIRE

septembre 22, 2007

FERNAND LEGER

Classé dans : peintres — motpassant @ 4:13

Fernand Léger (4 février 1881, Argentan – 17 août 1955, Gif-sur-Yvette) est un peintre français.
Dit « pionnier du cubisme », « paysan de l’avant-garde » ou « cubiste », il a été l’un des premiers à exposer publiquement des travaux d’orientation cubiste, même s’il n’était pas lui-même un peintre cubiste – il avait trouvé son propre style, qualifié parfois de « tubiste ». Ses premières œuvres datent de 1905 et sont d’inspiration impressionniste. Un musée, édifié par sa femme Nadia Léger et Georges Bauquier, lui est consacré à Biot dans les Alpes-Maritimes.

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