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Voyages
Alain Ponçon est né en 1947 à Moigny, petit village situé au sud de Paris où ses parents étaient instituteurs. Le goût pour la couleur et le dessin vient, comme pour beaucoup de peintre, de l’enfance. A 12 ans, il suit les cours d’une école municipale de Beaux-arts à Noisy-le-Grand, ensuite 1962 à 1965 ce sont les cours de la ville de Paris, consacrés à la perspective, durant trois ans. Plus tard, les cours de l’histoire de l’art dispensés par l’école du Louvre, durant une année seulement, car cette année là il quitte Boulogne pour habiter en Eure et Loir. La peinture d’Alain Ponçon est issue de l’expressionnisme. Il est parfois classé Art Brut ou se rapprochant de l’Art Brut. Ce qualificatif est impropre si on le considère dans son sens d’origine mais au sens large il peut convenir. Il recherche tant par les techniques que par des compositions très simples, à toucher les sentiments. Il s’emploie modestement à être un passeur utilisant formes, couleurs, poésie, humour. Derrière cette écriture un peu enfantine on peut voir des inquiétudes bien contemporaines qu’il grime de couleurs comme pour effacer toute noirceur, toute tristesse et nous dire que finalement tout ça c’est bien dérisoire. La peinture de cet artiste me touche beaucoup par ses touches enfantines, colorées, naïves, mais dans lesquelles on perçoit une grande tendresse, un peu comme si l’artiste avait du mal à quitter le monde de l’enfance. Cependant les oeuvres laissent paraître une évidente maturité par la nature des sujets, par la force des couleurs mais aussi par le regard de ces personnages . Une fois de plus je laisse à votre jugement le soin d’apprécier ces peintures que j’ai découvert tout récemment. Les gros nibards Stop Femme accoudée au fauteuil rouge Bonheur en terrasse Couple Tango Cartomancienne La chatte |
Je découvre ce peintre grâce à cette note. Il a un style très particulier que je trouve particulièrement attachant ! C’est de l’art brut mais très travaillé
dans certaines toiles il y a cependant une angoisse sous jacente, je pense à celle “Stop”qui me renvoie dans l’univers de Munch…
enfin ceci n’est que mon interprétation
Je me lui trouve des points communs…