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Je viens de faire mon tour au jardin, c’est samedi je me repose un peu, juste un peu d’arrosage de bonne heure. Demain un peu d’engrais aux algues au pied des salades. En ce qui concerne les tomates, ça va !
Bon je sais que ce n’est pas d’un très grand intérêt et que vous vous attendez à quelque chose de plus brillant, mais après tout je suis là tous les jours, il y en a qui se bronzent au bord de la mer sans scrupules.
Tout de même, quelque chose me chiffonne, je sais chaque fois je plonge, mais on ne se change pas comme ça. Alors voilà.Le monde entier sait que Kadhafi est un dictateur, un personnage méprisable par toutes les actions qu’il a mené en matière de terrorisme. Moi petit bloggeur, je peux le dire, l’écrire, parce que je ne représente rien en politique. Mais un homme politique comme Hollande, qui aurait bien voulu être président de la République, qui est président d’un grand parti ne peut se permettre de traiter publiquement dans les médias un autre homme politique de dictateur. Depuis 2004, la Lybie est un pays avec lequel on peut parler, on doit parler. La politique internationale n’est pas angélique. La plupart des pays européens commercent déjà avec la Lybie. La France devrait-elle faire exception ? Imaginez-vous Tony Blair ou Angéla Merkel traiter Kadhafi de dictateur, je suis certain qu’ils le pensent mais il ne leur viendrait pas à l’idée de le déclarer publiquement.
Les rapports entre états sont du domaine de la diplomatie.
Bon je tourne la page, parce qu’après tout, tout n’est qu’affaire d’interprétation.
Je tourne la page, parce que je viens de voir un reportage sur une famille qui adopte, après avoir eu six enfants biologiques, des enfants atteints de troubles moteurs ou psychiques. Comment vous relater cela sans tomber dans le misérabilisme. J’ai pu sentir, pendant cette demi-heure plus d’amour que je n’avais pu en ressentir depuis plusieurs années. Le bonheur de ces enfants meurtris par la vie les rendait beaux, souriants. Ce n’était que rire, que sérénité. Et je voulais ici, tout simplement témoigner de la force de ce couple qui sans bruit, dans le calme donnait à ces enfants un bonheur que la vie avait failli leur enlever à jamais.
Je sais bien qu’il ne faut pas faire d’amalgame, mais en ce qui me concerne, je me suis dit qu’il fallait que je relativise mes petits problèmes quotidiens.
Motpassant
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